Si t'es pas antifa, t'es quoi ?
Je n'ai jamais été autant en colère et en stress qu'aujourd'hui.
Cela fait environ 12 ans que je milite dans l'antifascisme.
C'est au moment du meurtre de Clément Méric en 2013 que j'ai prit conscience de la menace.
Je me suis engagé peu de temps après.
Déjà à l'époque, on s'alarmait de la montée de l'extrême-droite.
On rageait de voir des caps être franchis dans la dédiabolisation du FN; dans la montée des violences fascistes et racistes; dans les discours sécuritaires, autoritaires et xénophobes inspirés des éléments de langage des fascistes (y compris au PS); dans la malhonnêteté des médias quant à ces questions...
Mais aujourd'hui nous sommes en plein cauchemar dystopique.
Dans cet article, je profite de l'évènement survenu à Lyon (ci-après) pour traiter de plusieurs notions.
Le processus de fascisation accompli dans la bourgeoisie dont la sphère médiatique est le fer de lance.
Le renversement des valeurs et les manipulations multiples employées pour faire passer les antifascistes pour les méchant et ainsi blanchir (façon de parler) les fascistes.
Le rapport à la violence hypocrite des bourgeois mais aussi de l'ensemble de la société.
D'antifascisme et de fascisme. De l'histoire de ces deux mouvements.
De pourquoi c'est bien les fachos les méchants, qu'on ne versera pas de larme pour des nazis.
De pourquoi on va continuer la lutte encore et plus fort, malgré les trahisons systématiques du PS, si on ne veut pas rejouer la catastrophe.
Il y a plein de mots ou expressions soulignées, ce sont des liens vers des sources, des définitions, des vidéos, des sketch...
Et oui de notre côté on ne se contente pas de baver toutes les conneries qui nous passent par la tête comme des incontinent mentaux, on s'informe.
La curée
Rappel des faits :
Le 12 février 2026, à Lyon, en marge d'une conférence de la député pro-palestinienne Rima Hassan à science Po, un militant néo-fasciste est tabassé lors d'une baston avec des antifas.
Il décède des suites de ses blessures le 14, après avoir été abandonné par ses super potes et après avoir refusé d'être soigné (sans doute par fierté et peut-être par peur d'avoir affaire à la police).
L'autopsie révèlera que les coups ont été fatal et que même traité immédiatement, il n'aurait pas survécu.
Avant d'avoir pu mener la moindre enquête, les médias bourgeois sautent sur l'occasion de s'en prendre à la gauche. LFI est rendu responsable (parce que Mélenchon parle fort, c'est suffisant selon eux).
Les liens entre LFI et la jeune garde (collectif antifa lyonnais dissous auquel semblent lié certains suspects) sont pris comme une preuve de culpabilité. Le député Raphaël Arnault (fondateur de la jeune garde) et Rima Hassan sont désignés comme fautifs par principe (pourtant ni l'un ni l'autre n'ont de responsabilité dans l'affaire).
Aucune précaution n'est prise.
Ils veulent profiter de l'occasion pour se défouler sur la gauche.
Tellement peu de précautions sont prises que les chaines de télé prennent pour témoin la cheffe des fachotes Alice Cordier, venue le jour des faits pour faire de l'agit'prop' devant science po avec son collectif de merde, Némésis.
Les pseudo-journalistes ne remettent jamais en question la version peu crédible (Cordier est une menteuse compulsive maintes fois debunkée) et forcément orientée (pour qui se renseigne un minimum sur la question des violences politiques à Lyon et sur le groupuscule identitaire - c'est à dire raciste - Némésis).
La présence d'une militante fémonationaliste sur un plateau de télé ne pose pas question.
Le cordon sanitaire n'existe pas en France.
De même pour un très bon ami de la victime - dont on va reparler - qui s'est vu abondament offrir un micro.
La victime est présenté comme un jeune catho exemplaire et non violent venu protéger des femmes de la violence de l'extrême-gauche. Il serait tombé dans un guet-apens, à 3 contre 15.
Les chiens de garde parlent de "lynchage" (quelle perversion d'utiliser ce terme quand on est d'extrême-droite).
C'était l'évènement que tous les vautours de la droite (et de la fausse gauche) attendaient depuis longtemps comme prétexte pour tenter de disqualifier leurs seuls véritables adversaires.
Ça bande à droite et c'est gênant. Il plane comme un air de nécrophilie.
Toutes les techniques de désinformations sont rodées (après des années d'abandon par les grnads médias, privés comme publics, de la déontologie journalistique au profit de la désinformation et du bullshit, on ne retrouvera l'âme de cette profession qu'après une intense session de spiritisme). Les grands médias sont bien dressés. Le tuyaux à merde peut se déverser sans la moindre vergogne pour festival du mensonge et de la mauvaise foi.
On apprendra assez vite que la situation n'est pas celle présenté par la fachote (Sans blague...) et par les commentateurs peu scrupuleux sur les médias sus-mentionnés.
Des images sortent rapidement montrant la victime au milieu d'une bande de facho équipés pour la castagne provoquer un groupe d'antifas qui revenaient de la conférence à laquelle ils n'avaient pas pu assister.
Le Guet-apens était tendu par les fachos.
Ils étaient environ le même nombre que les antifas.
La victime n'était donc pas seule et encore moins non violente.
Ce que son CV militant va confirmer.
C'est un catho converti (Pour des raisons "patriotiques et identitaires" selon une amie), au catéchisme un peu particulier : le catholicisme intégral, celui des intégristes avec messe en latin et toutes les intolérantcs inscrites au catalogue des fachos.
Ancien membre de l'action française (plus vieux groupuscule fasciste et antisémite de France), co-fondateur d'un collectif néo-fasciste (allobroges bourgoin) pote avec tous les néo-nazis du coin (des hooligans, des néo-nazis du bastion social / Lyon popuylaire / audace Lyon etc...) avec qui il faisait des stages "de cohésion" en fait des entrainements de boxe avec un active club (club de baston néo-nazi). D'ailleurs, leurs réactions ne font pas de doute sur leurs idées de merde (antisémitisme et violence assumée).
Il a même participé au défilé néo-nazi du C9M à Paris.
L'image du gentil garçon innocent se casse magistralement la gueule.
C'était un néo-nazi en formation pour devenir un activiste violent.
On ne peut pas ignorer que s'il avait été noir ou arabe son CV serait sorti beaucoup plus tôt et à charge.
Puis c'est le CV de son ami, Vincent Claudin, qui sort.
Militant néo-nazi (Lyon populaire - groupe nationaliste révolutionnaire, néo-nazi quoi) devenu assistant parlementaire au RN (à qui les centaines de tweets racistes et pro-Hitler ont échappé, zut, encore).
Son ami et colocatire Rémy Chemin, est démasqué lui aussi. C'est un membre du bastion social condamné pour agression en réunion (il faisiat parti d'un groupe d'une vingtaine de nazis armés qui ont attaqué quatre antifascistes de la GAL à la sortie d'un concert).
Et puis, on apprend aussi que Némésis, le collectif identitaire fémonationaliste - c'est à dire plus raciste que féministe - a pour habitude de servir d'appât pour donner une excuse aux fachos pour attaquer des gauchiste sous prétexte de défendre de pauvres femmes inoffensives.
Oups! Il s'agissait d'un coup monté et la victime a été balancée pour se sacrifier pour la cause.
Il a fallu que les antifas frappent plus fort que d'habitude pour leur offrir leur martyre tant souhaité.
--> vidéo de Mathieu Burgalassi (journaliste indé spécialiste de l'extrême-droite)
Et ce n'est pas fini.
BFM révèle que les renseignements territoriaux étaient présents et filaient le groupe de fafs.
Ils les ont vus s'équiper. Ont été témoin de leur agressivité.
Dans leurs rapports, ils prétendent avoir quitté des yeux le groupe 2 minutes et comme par hasard, c'est le moment ou Deranque se fait tabasser. À aucun moment ils n'appellent de renforts pour intervenir. Ils ne portent pas non plus secour aux blessés.
On peut imaginer qu'ils pensent que c'est une baston ordinaire et que ça ne nécessite pas d'intervenir, ou alors qu'ils veulent laisser les facho faire leur sale besogne en toute impunité (comme d'hab').
La vérité commence à sortir.
La routine des violences fascistes à Lyon et la négligence des pouvoirs publics qui occasionne régulièrement des affrontements entre fascistes et antifascistes.
Mais voilà, le mal est fait.
C'est la veille des élections municipales et tous les coups sont permis, y compris les plus bas. Ils ne sont pas à ça prêt.
Que la droite se déchaine, c'est leur petit jeu habituel.
Mais le PS, comme d'habitude lorsqu'il s'agit de trahir, s'est empressé de hurler avec les loups contre LFI pour tenter de justifier une stratégie de désunion déjà bien décidée.
Glucksman et Ruffin en chœur ont aussi essayé de jeter les camarades sous le train pour tirer leur épingle du jeux. À quel prix?
Les médias corrompus et les politiques en carton se retrouvent le nez dans leur caca après avoir fait de la lèche aux nazis, leur avoir offert une tribune et même une minute de silence à l'assemblée nationale, avoir trainé dans la boue une formation politique sans raison à part la volonté politique de nuire.
Après avoir tourné le dos en un éclair à l'antifascisme.
Mais il n'y aura pas d'excuses ni de remise en question.
Le bourgeois ne fait jamais ça.
Même lorsque les tweets ouvertement nazis et violent du facho célébré à la hâte sortent.
En même temps, ils ont carrément soutenu un génocide... alors plus rien ne peut les salir d'avantage.
Bullshit job
Étant donné que celleux qui ont le devoir de garantir une information la plus proche possible de la vérité, basée sur les faits, ne le fond pas, c'est encore à nous d'insister pour défendre la réalité contre le bullshit des bourges et des fachos.
La violence est d'abord le produit de l'extrême-droite.
Elle est indissociable de son idéologie et de son projet fasciste.
Les antifascistes cherchent à se défendre de cette violence pour le bien commun.
Cet évènement est un dérapage, pas la règle.
Je vais tenter de démontrer tout ça dans la suite de cet article.
L'état est au courant du niveau de violence de l'extrême-droite puisqu'ils ont entre leurs mains un rapport datant de 2024 de l'historien Nicolas Lebourg sur les 104 individus arrêtés depuis 2017 pour des violences d'extrême-droite.
Mais ils font semblant d'ignorer ces faits car ils ne collent pas à leur narratif mensonger.
Comme lorsqu'ils ont enterré les cahiers de doléance, la consultation citoyenne sur le climat, ou le rapport racine... ils ont l'habitude d'enterrer les faits qui ne leur plaisent pas.
Les faits (bien documentés) prouvent que l'extrême-droite est responsable de la très grande majorité des meurtres à caractère politique : 90% depuis 1986 (exception faites des violences djihadistes et indépendantistes).
C'est un fait mondialement observé depuis longtemps et qui ne fait aucun doute chez les spécialistes et les gens sérieux.
Il s'agit du second danger terroriste après le djihadisme.
23 projets d'attentats déjoués, impliquant des armes de guerre et des explosifs.
Cela comprend la planification d'assassinats, d'empoisonnements, de plasticages, de meurtres de masse...
Les interpellés sont des paumés aux parcours de vie dégradés (dont des incels), mais aussi des militaires et des policiers. Ce qui explique leur facilité à se procurer du matos.
Les violences et les crimes de l'extrême-droite sont essentiellement à destination des personnes et à motivation altérophobe (rejet de tout ce qui est perçu comme différent, haine de "l'autre") racisme en tête.
Comme s'il fallait le préciser.
Tout le monde sait très bien que l'extrême-droite est violente, farouchement anti-démocratique et intolérante.
Et si certain.e.s en doutent malgré tout, les faits le confirme sans la moindre ambigüité.
S'il y en a encore pour le nier, ce sont des menteurs et des manipulateurs.
Il n'y a qu'un cas de procès pour "association de malfaiteurs terroristes" concernant "l'ultra-gauche".
L'affaire du 8 décembre entre 2020-2023.
C'est un procès clairement politique car il est vide (pas de projet, ni de cible, ni de groupe constitué) et exprime plutôt une volonté de faire un exemple avec de pauvres bouc-émissaires (à l'exception d'un profil plus motivé).
L'abjecte Darmanin brandit constamment une imaginaire menace d'extrême-gauche et cherche désespérément un cas pour soutenir ses fantasmes. Mais c'est un échec.
L'affaire rappelle celle de Tarnac qui a été un véritable fiasco, l'affaire étant basé sur des mensonges et des vices de procédure pour combler le vide de l'accusation jugée comme "fictionnelle" par les tribunaux.
Les détenus pour l'affaire du 8 décembre subissent l'acharnement et les mauvais traitements de l'institution pénitentiaire (cela rappelle la "torture blanche" expérimentée dans les années 70 sur les détenus de gauche), tel que la détention provisoire en isolement - c'est à dire seul - plus longue que la normale - plus d'un an - et sans justification valide. Une détenue a subit 26 fouilles au corps injustifiées...
Le gouvernement voit des terroristes partout à gauche, chez les écolos ou les antifascistes, alors qu'elle est totalement fictionnelle, pendant qu'elle néglige et passe sous silence le terrorisme bien réel à l'extrême-droite (prise un peu plus au sérieux par les services de renseignement).
Salubrité publique
Les fascistes militent parce qu'ils détestent : les étrangers, les femmes, les minorités en général... et celleux qui les défendent. Parce qu'ils veulent purger la nation de celles et ceux qu'ils estiment indésirables.
Les antifascistes n'existe que parce qu'il y a des fascistes.
Les antifascistes militent parce que les fascistes mettent en danger les personnes et la société.
Toustes les militant.e.s que j'ai fréquenté se sont engagé.e.s suite à la prise de conscience de la menace fasciste (souvent après une agression ou une menace électorale).
Les fascistes ont peur de ne plus pouvoir imposer leur volonté, d'être remplacés, de perdre leurs privilèges (bourgeois, masculins , raciaux...).
Les antifascistes ont peur des violences et des politiques que les fascistes veulent mener pour éliminer leurs ennemis.
Les antifascistes se défendent et défendent une idée humaniste de la société. C'est bien légitime.
Les antifascistes ne sont pas le poison mais l'antidote.
Nous sommes humanistes.
Nous sommes pour la liberté, l'égalité, la fraternité, la solidarité, la justice et la paix.
Nous sommes donc contre les mouvements autoritaires et antisociaux.
Nous sommes donc contre les conservateurs, les réactionnaires et les fascistes.
Lorsque l'arc néo-fasciste se construit en fusionnant les forces de droite et d'extrême-droite pour faire barrage au progrès social, nous devons contre-attaquer en revendiquant notre antifascisme.
Radicalement.
C'est le moment ou jamais d'être Antifa.
D'en être fier.
D'être déterminé et inflexible.
La fin justifie-t-elle les moyens?
La question est lourde. Dans le pire des cas, nous parlons de vie ou de mort.
Mais qui seront les victimes ou les agresseurs ?
Le temps de se poser la question, l'adversaire ne recule devant rien.
En tout cas, ne laissons jamais les salops nous faire douter, par le mensonge et la désinformation, du bien fondé de notre lutte émancipatrice.
Ça sent le gaslight
Les antifascistes alertent dans le vide depuis longtemps.
Ce qui est arrivé n'est pas la faute des antifascistes mais bien le résultat de la négligence des pouvoirs publics et de l'ensemble de la société qui ne prend pas la menace de l'extrême-droite au sérieux.
Les violences des nazillons sont volontairement ignorées voir soutenues par le gouvernement et ses institutions (en particulier dans la police).
La violence à laquelle certain.e.s antifascistes ont recours est une forme d'autodéfense populaire pour combler le vide laissé par le laxisme et/ou la complicité de l'état.
Cela dit, on ne devrait pas avoir à compter sur l'état.
Pourtant, depuis cet évènement, on entend certains partis demander plus de police ! (PS, les verts mais aussi LFI - elle est belle "l'extrême-gauche")
Quelle bande de teubés... à quoi pensent-ils que plus de flics va servir? C'est encore sur le mouvement social que ça va retomber.
Souvenons-nous à quoi ont servit les lois sécuritaires sensées lutter contre le djihadisme. À empêcher des manifestations et à fliquer des écolos.
Il n'y a aujourd'hui que les antifascistes qui résistent face à l'extrême-droite et tous les autres soit font l'autruche, soit se transforment en Rhinocéros (voir pièce de Ionesco).
Le discours mensonger de la droite politico-médiatique tente d'inverser la réalité en faisant passer les antifascistes pour le danger.
Cela envers et contre des faits bien établis.
C'est dégueulasse et ça pue les années 30.
Ce cinéma, qui consiste à faire semblant de ne pas savoir ou comprendre ce qu'il se passe en essayant de nous faire passer pour les méchants de l'histoire, ça me rend fou de rage.
Un pur Gaslight (forme de manipulation mentale dans laquelle l'information manipulée pour favoriser un abuseur, ou faussée dans le but de faire douter une victime de sa mémoire, de sa perception de la réalité et de sa santé mentale).
On assiste sidérés à un retournement des valeurs et des faits d'une perversion infâme. Ce qui nous plonge dans un mal-être difficile à gérer.
Ajoutez à ça une indignation sélective des plus irritantes.
Il a été rappelé à juste titre que la minute de silence pour un militant néo-fasciste à l'assemblée est d'autant plus obscène que les dizaines de victimes de l'extrême-droite n'ont pas eu de minute de silence depuis Clément Méric (2013).
Je sais très bien que ce décès n'émeu pas vraiment tous ces hypocrites, ces charognards bien content de pouvoir se servir de ce crétin comme prétexte à une campagne politique de neutralisation de leur principal adversaire.
Ils s'en soucis si bien qu'au début, le visage qui apparaissait pour rendre hommage à la victime n'était même pas son visage.
Notons bien que si c'est LFI qui est calomniée, c'est en réalité l'ensemble de la gauche qui est visée. Les débiles du PS devraient le savoir, mais je comprend que, lorsque la gauche est visée, ils ne se sentent pas concernés. Je ne les considère pas de gauche non plus.
Toute cette mascarade de la part de celleux qui viennent de se réveiller et qui se trompent entre les victimes et les agresseurs me donne envie de distribuer des mandales d'une main et des livres d'histoire de l'autre. (Tiens, comme au 7 octobre 2023)
Cela ressemble à une technique perverse bien observée dans les violence sexiste qu'on appelle DARVO (deny, attack, reverse victim agressor).
"Ce n'est pas l'extrême-droite et la droite qui sont violentes. Ce sont les antifascistes et la gauche. Nous devons donc nous défendre contre la gauche et leur faire barrage".
Tri sélectif nécrophage
Cet emballement est forcément suspect.
Il révèle de nouveau l'indignation sélective qui touche tout le monde mais en particulier la classe dominante.
Il y a un impensé bien commode pour les moralistes : la nécro-politique.
C'est la manière dont le pouvoir politique et social est utilisé pour réguler la vie et la mort.
La politique, ça revient vite à la question "qui va profiter et qui va subir", autrement dit, "qui va vivre et qui va mourir".
Les choix politiques qui sont fait, les mesures appliquées ou non, vont hiérarchiser les vies humaines.
En France, les politiques du travail vont faire que les pauvres ont dix ans d'espérance de vie en moins que les riches.
À cause des conditions de travail plus pénibles (et des accidents du travail plus fréquents), de l'accès aux soins insuffisant, à un mode de vie de moindre qualité (nourriture, chauffage, sport, pollution...).
Notre système éducatif condamne à la reproduction sociale et humilie les classes populaires pour les maintenir dans une situation de vulnérabilité tandis que les classes dominantes concervent leurs privilèges et leur pouvoir d'abuser des plus vulnérables.
Les politiques sécuritaires vont faire plus de morts et de blessés chez les jeunes racisés vivant en banlieue.
On décide d'accorder plus de budget pour armer que pour éduquer ou soigner.
Tandis que les profs n'ont pas les moyens de faire des photocopies ou les infirmières manquent de blouses, les flics ne sont jamais à cour de grenades.
La xénophobie s'accommode très bien de laisser des centaines de personnes se noyer avant d'atteindre nos frontières ou en tentant d'en rejoindre d'autres.
La culture patriarcale tue plus d'une centaine de femmes et d'enfants par ans.
Sans parler de la généralisation des agressions sexuelles et viols, sur les femmes ou les mineurs.
La négligence induite par la mentalité égoïste et compétitive du capitalisme qui pousse à la dépression et au suicide les laissés pour compte.
Toutes les discriminations et les traumatismes qui font peser un lourd fardeau psychologique sur les concernés.
Occasionnant des problèmes de santé mentale et physique qui usent.
Toutes ces violences systémiques abîment nos esprits et nous font sombrer dans l'addiction.
Le malheur est tel qu'il peut mener au désespoir au point que certain.e.s finissent par mettre fin à leurs jours.
On pourrait continuer cette liste encore un moment...
Et les macronistes, particulièrement insensibles à ces souffrances, donc décidés à ne rien changer voir à intensifier la pression et la brutalité du système, offrent la possibilité d'en finir légalement.
Autrement dit, réfractaire à rendre possible des vies dignes, il propose de mourir.
Tu ne veux pas mettre fin à tes jours toi-même, on va t'y aider et bon débarras.
Lorsqu'on en arrive à une politique aux relents eugéniste qui épuise et pousse les gens au désespoir, puis qui se débarrasse des plus fragiles, le point Godwin n'est pas galvaudé.
Ajoutez-y un délire nataliste digne de Pétain (son idole) inspiré par la peur de la théorie complotiste du "grand remplacement" (en gros, il faut que les blanc fassent des enfants pour contrer l'immigration) et vous avez un combo vie dignes d'intéret / vies négligeables exemplaire de la nécropolitique fasciste.
Macron est un nazi mental en costard ethno-nationaliste adepte du darwinisme social et de l'eugénisme.
Pareil pour l'international.
Avez-vous entendu parler de la loi du mort kilométrique ou du mort mélanine ? (la loi de proximité + petit sketch)
Cela décrit le fait que notre empathie est réduite en fonction de la distance à laquelle on se trouve, soit géographiquement soit racialement (ou autre), des misère dans le monde - et dont nous sommes pourtant souvent considérablement responsables.
Notamment par l'exploitation des pays maintenus dans la misère et la dépendance (néo-colonialisme) où l'on accepte que des gens meurent (y compris des enfants, comme dans les mines au Congo) pour extraire des ressources qui serviront à la production des babioles que nous consommons pour notre confort égoïste.
Les guerres et conflits civils entretenues par l'impérialisme afin de garantir le contrôle de ces matières premières ou des "ressources humaines" corvéables.
Sans oublier le déni de l'urgence climatique et écologique, qui sous-entend qu'on sacrifie consciemment des populations, aux vies considérées comme dérisoires, pour ne pas avoir à changer notre mode vie.
Notre soutien à des belligérants européens blancs, inversement proportionnelle à notre complaisance aux massacres d'arabes, ou notre totale désintérêt des conflits en Afrique, en sont l'illustration.
Un président qui ferme les yeux sur un attentat ayant coûté la vie à des ressortissant de sa propre nation pour pouvoir financer sa campagne (Sarko, on t'oublie pas salopard de merde!).
La vente d'armes à des dictatures ou des états génocidaires...
D'autant plus que nos dirigeants se tamponnent du droit internationale.
En même temps qu'ils saccagent toute politique diplomatique apaisante, ils jouent aux gros bras en tentant d'attiser le militarisme et le patriotisme (discours beliqueux type "nous sommes en guerre" ou "accepter de perdre ses enfants", complaisance avec la guerre, provocations diplomatiques et néo-colonialistes, service militaire, budget de l'armée, réarmement, vente d'armes sans scrupules, natalisme...) qui n'ont jamais mené à autre chose qu'à l'escalade des agressions et des catastrophes.
On voudrait nous embarquer dans une troisième guerre mondiale qu'on s'y prendrait pas autrement.
On pourrait multiplier les exemples.
Mais ces gens en costard et tailleur qui coûtent plusieurs smics prétendent, en soutenant ce genre de politiques, être contre la violence.
Comment avons-nous pu nous retrouvé coincé avec cette bande de fumiers?
Comme si l'histoire ne nous avait rien apprit.
Valons-nous mieux qu'eux?
Cécité volontaire de confort
Personne n'est véritablement contre la violence.
Tout le monde opère un tri entre les violences acceptables, légitimes, et celles condamnables ou insupportables.
Selon ses propres critères subjectifs voir arbitraires ou pire, intéressés.
Prenons l'exemple de personnes qui prétendent ne pas exercer de violence (Comme si cela suffisait à se revendiquer non-violent) et être contre toute violence (car "la démocratie c'est le dialogue pas la violence").
Nombre de ces Gandhis du dimanche acceptent pourtant que beaucoup de violence soit commise en leur nom.
La plupart ont le luxe de se revendiquer pacifistes car ils ont délégué l'exercice de la violence à autrui.
Peut-être ont-ils la chance de vivre sans avoir à en subir ou sans avoir à la regarder en face.
Ce sont les mêmes qui souvent se réjouissent qu'on réduise au silence une manifestation par des coups de matraque et des pluies de grenades.
Les mêmes qui sont rassurés que la BAC patrouille dans les citées, malgré qu'ils sachent que les robocops insultent, humilient, harcèlent, tabassent, blessent, violent, mutilent et tuent... majoritairement des jeunes, parfois mineurs, à longueur de temps depuis des années.
Cela dans l'indifférence coupable de celleux qui ont bien le sentiment d'en profiter quelque part.
Les mêmes qui accueillent avec enthousiasme les guerres américaines qui saccagent le Moyen-Orient soi-disant pour installer les droits de l'homme et la démocratie (l'universalisme républicain militarisé?).
Comme si iels n'étaient pas cognitivement capables de comprendre la contradiction qui réside dans le fait d'imposer la démocratie avec des blindés et les droits de l'homme avec des massacres.
Après tout, ce sont les mêmes qui insistent sur les prétendus apports français dans les colonies (tels que les enfumages, les villages brûlés, les "corvées de bois", la torture, les bagnes, le travail forcé, le vol, l'esclavagisme, les viols, les déportations, les empoisonnements...) et cela pas plus tard que ces dernières années en Kanaky.
S'ils étaient vraiment contre la violence, ils commenceraient par calmer les fachos qui agressent à tout va, en particulier ceux qui portent l'uniforme et qui détruise le contrat social (si tant est que ce concept soit valide) pour mieux servir le contrat racial.
Ils commenceraient par s'attaquer à la cause de toute violence, les inégalités sociales et l'injustice.
Reprocher à l'opprimé de se révolter, c'est consentir à son oppression. Être neutre, c'est être du côté du plus fort.
Mais lorsque la question se pose, ils l'esquivent en supposant que si la violence s'abat sur un individu qui ne lui est pas "semblable", c'est qu'iel "l'aurait bien cherché".
Penser la violence implique de ne pas se contenter de la condamner moralement comme un glandu.
Une fois qu'on a dit que la violence c'est mal, on a peut être notre chance dans un concours de beauté ou une tape dans le dos de la part du PS, mais on a rien dit de valable. Il vaudrait mieux se confronter au réel.
La violence est omniprésente.
Physique, symbolique, psychique...
Et nous en exerçons toustes dans des formes et proportions relatives.
Relatives au contexte social, matériel qui la produit.
D'autant plus si on se rend aveugle et sourd aux violences dont on peut être les générateurs ou les complices.
Par exemple, les discriminations dont nous profitons lorsque l'on fait parti des groupes sociaux dominants (privilège blanc pour n'en citer qu'un) ou les violences éducatives qui restent la norme dans l'éducation traditionnelle française (violences éducatives ordinaires et domination adulte).
Il serait temps de réaliser que nous baignons dans une société violente, perverse, qui nous empêche même de nommer la violence et donc de la reconnaitre.
Il va falloir être plus conséquent sur la question.
Sortir du moralisme et passer à l'échelle politique.
La seule potentiellement sérieuse, intelligente et décente.
Légitime défonce
Revenons en à notre sujet.
Maintenant que nous avons vu qu'il y a de la violence et qu'elle a des raisons politiques et sociales.
Qui la génère et comment y répondre ?
Même si le fasciste de 23 ans est effectivement une victime - puisqu'il est mort - son groupe de fachos et l'extrême-droite sont les agresseurs, et donc les responsables de la situation.
Les fascistes mènent l'offensive et les antifascistes tentent de s'y opposer.
Lorsque la violence est frontale et que les pouvoirs publics ne la font pas cesser, les antifascistes peuvent faire le choix d'y opposer une force inverse.
L'autodéfense populaire.
Lorsque les antifas blessent les fascistes, ce sont les victimes qui ont repoussé les agresseurs.
Comme dans l'histoire de cette femme à Toulouse qui a renversé avec sa voiture l'homme qui venait de la violer. C'est bien l'homme qui a été arrêté et condamné. La plainte contre la femme a été classée sans suite.
Le point commun, c'est le principe de légitime défense.
Seulement, les coups de pied dans la tête d'un type à Terre, ça n'en est plus.
Les camarades ont clairement abusé et ont mit l'ensemble de notre camp dans la sauce.
Pourtant, faire peser le discrédit sur toute la gauche et tous les antifascistes est malhonnête et malveillant car, contrairement aux fascistes, la violence ne se confond pas avec notre projet politique.
Alors qu'est-ce que l'antifascisme ?
Voilà la définition d'antifascisme :
1) Antifasciste est un adjectif qui signifie : être contre le fascisme.
C'est on ne peut plus simple.
Tout le monde sait, sans savoir précisément ce qu'est le fascisme, que c'est de la merde et qu'il est normal d'être contre.
2) Par extension, l'antfascisme défini un mouvement de lutte contre l'extrême-droite.
Contre ses idées, les mouvements qui en font la promotion, les régimes qui les exercent.
Il ne s'agit pas d'une idéologie mais d'un mouvement de réaction défensif très hétérogène qui puise autant dans des tendances réformistes (barrage républicain) que dans des mouvements révolutionnaires (libertaires).
Sont histoire est liée à celle du fascisme et donc à la résistance et à toutes les formes de lutte contre les systèmes oppressifs, liberticides, autoritaires, réactionnaires... qui sont à l'œuvre depuis.
Être antifasciste peut autant désigner une personne simplement opposée aux idées de l'extrême-droite et au projet fasciste qu'elle porte, qu'un.e militant.e du mouvement antifasciste.
MAIS À AUCUN MOMENT CELA NE PEUT DÉSIGNER UN FASCISTE.
C'est un contre-sens.
Celleux qui essayent, par des contorsions acrobatiques et perverses d'essayer d'inverser le sens de ce mot sont aussi cons et malveillants que quelqu'un qui voudrait vous faire croire que l'antirouille fait rouiller ou que l'antigel fait geler ou que l'antidérapant fait déraper... bref.
L'antifascisme n'existe que parce que les fascistes foutent la merde.
La réciproque n'existe pas.
La violence antifasciste n'existe que parce qu'il faut bien s'opposer à celle des fachos qui l'exercent en premier lieu.
Série france culture en 4 épisodes :
"Tutti antifascisti", naissance de l'antifascisme
"No pasarán", guerre d'Espagne et solidarité antifasciste internationale
L'Allemagne de l'Est, l'antifascisme et la guerre froide
Redskins et punks, des bandes(-sons) antifascistes
Alors qu'est-ce que le fascisme ?
Le fascisme est à la base un mouvement politique nationaliste, réactionnaire et violent mené par Mussolini dans les années 1920 en Italie, puis le régime autoritaire et anti-démocratique qu'il dirige jusqu'à sa mise à mort (cheh!) à la fin de la seconde guerre mondiale.
Ce mouvement a inspiré toute l'extrême-droite mondiale et engendré diverses expressions relatives à leurs contextes nationaux (nazisme, franquisme, pétainisme...).
Il aura fallu une guerre mondiale pour se débarrasser de la peste brune.
Après la seconde guerre mondiale, le fascisme désigne 3 choses :
les régimes, mouvement ou processus qui portent son équivalent idéologique contemporain.
C'est à dire inspiré de l'idéologie d'extrême-droite qui est par nature nationaliste, autoritaire, anti-démocratique, réactionnaire et identitaire (raciste et intolérante).
Certains historiens voudraient se limiter à une définition circonscrite dans le temps et l'espace (qui arrange nos fascistes modernes pour se dédouaner du qualificatif encore offensant) tandis que les mouvements plus politiques s'intéressent à son essence et donc à ses expressions actuelles qui peuvent prendre des visages variés et inédits. Il n'y a jamais eu de doctrine précise, ça a toujours été à la carte.
Il ne s'agit pas d'attendre que l'extrême-droite reproduise à l'identique le fascisme mussolinien, qui a ses spécificités relatives à l'Italie d'entre deux guerres, mais d'identifier les héritiers qui s'inscrivent dans sa continuité en portant un projet similaire de révolution nationale réactionnaire selon les circonstances dictées par l'espace temps de la société qu'elle veut purger.
Tous les partis d'extrême-droite ont pour projet la mise en place d'une forme de fascisme.
Ils sont en étroite collaboration avec tout un écosystème de partis et groupuscules plus ou moins extrémistes.
Et lors du processus de fascisation, peuvent obtenir l'aide de formations qui ne s'estiment pas d'extrême-droite mais ont intérêt à faire cause commune pour combattre les poussées progressistes de la gauche.
Le projet fasciste de l'extrême-droite est fondé sur le refus de l'humanisme et de ses avancées politiques et sociales depuis la révolution française.
C'est le camp des partisans d'une domination stricte, politiquement et moralement, sur la nation.
Et pour cela, ils veulent mettre au pas l'ensemble de la société et des institutions.
De gré ou de force.
La force est le principe sur lequel repose la vision du pouvoir de la droite.
La violence est pour eux le moyen de prouver sa force, de légitimer la hiérarchie, d'imposer la décision, de faire la démonstration de sa virilité...
On ne le répétera jamais assez, la violence est consubstantielle de l'extrême-droite.
Il n'existe pas d'extrême-droite non-violente.
"Le fascisme c'est la gangrène, on l'élimine ou on en crève".
Dans les années 20, très tôt, les fascistes constituent des milices (principalement anti-communistes) pour agresser leurs opposants, casser les grèves et les manifestations. Ils se mettent au service des capitalistes pour faire leur sale boulot. Dès le début, ces gros bras ont pour objectif d'imposer leur volonté par la force et de faire régner la terreur chez leurs opposants et les groupes sociaux qu'ils jugent indésirables.
Les syndicats et groupes politiques ont donc dû se doter à leur tour de services d'ordre et de sections antifascistes (telles les arditis del populo) pour protéger les personnes, les lieux et les évènements des attaques violentes systématiques des milices fascistes.
En France, en 1934, les fascistes ont tenté un coup de force (inspiré par la marche sur Rome en 1922 en Italie et l'accession au pouvoir des nazis en 1933 en Allemagne) pour faire céder ou renverser le gouvernement.
C'est une grande mobilisation populaire qui a permis de faire reculer les ligues et mené peu de temps après à la victoire du front populaire en 1936.
Lorsque le fascisme gagne du pouvoir (en général parce que le pouvoir en place, qui a peur du communisme et du progrès social, laisse faire ou encourage les fascistes), les bastons se transforment en assassinats et en attentats. La terreur s'intensifie. Les opposants doivent alors songer à se protéger d'avantage voir à passer à la clandestinité.
Lorsque les fachos ont prit le pouvoir, anéanti toute opposition et mit au pas la société, c'est la guerre (conventionnelle et/ou civile) qui ne tarde pas à suivre. Les antifascistes doivent alors entrer en résistance.
Le fascisme a mené à la pire guerre de l'histoire et au pire crime qui soit, le crime contre l'humanité. C'est une conséquence logique de leur idéologie anti-humaniste et dominatrice.
Après guerre, le monde se reconstruit avec un consensus antifasciste.
C'est la base du CNR (conseil national de la résistance), de leur programme (Les jours heureux) et des républiques modernes.
Plus jamais ça, qu'on disait.
L'extrême-droite est diabolisée et l'antifascisme est alors entré en vigilance.
En effet, "le ventre est encore fécond d'où a surgit la bête immonde" (La résistible ascension d'Arturo Ui - Berthold Brecht).
La dénazification et la dépétainisation n'ont pas été accomplies, car les leaders occidentaux (après avoir condamné quelques hauts responsables à Nuremberg) ont préféré passer l'éponge afin de mener la guerre suivante, la guerre froide (entre capitalisme et communisme, entre indépendantistes et empires coloniaux).
Les capitalistes pensaient à l'époque : "rien de tel qu'un fasciste pour combattre un communiste" (réseau gladio).
L'Amérique de Trump (qui coche 13 cases sur 14 dans l'échelle d'Umberto Eco) pense toujours comme ça et nos bourgeois aussi.
L'ombre du fascisme planait encore dans les recoins et c'est après la guerre d'Algérie que le mouvement tente de se raviver avec la création du FN (1972) par des anciens nazis, des anciens collabos, des néo-fascistes, des membres de l'OAS, des tortionnaires nostalgiques de la colonisation... bref un pot-(bien)-pourri de toutes les crevures que comptait la France de l'époque.
C'est aussi à ce moment, en réponse à la résurgences des idéologies les plus rances, que le mouvement antifasciste renait.
Les années 60 ont vu sévir le groupe terroriste le plus meurtrier de notre histoire, l'OAS, d'extrême-droite (plus de 2000 morts).
Les années 70 voient les violences politiques augmenter.
Il y a les affrontements entre le mouvement social (étudiants et syndicats) et les groupuscules fascistes.
Les attentats aveugles d'extrême-droite et les assassinats, qui visent essentiellement les personnes et en particulier les personnes racisées sont très nombreux (ratonades , attentats et assassinats des commandos delta).
C'est la périodes des années de plomb où les groupes de lutte armée sont courants et la gauche aussi a ses cellules actives (Action Directe en France, la RAF en Allemagne et les BR en Italie pour ne citer que les plus connues en Europe).
Pour la gauche, plus orientés sur l'attaque des biens que des personnes, les assassinats ciblés sont très impopulaires.
À tel point qu'on retiendra plus les quelques victimes politiques de l'extrême-gauche que les nombreuses victimes aveugles de l'extrême-droite, parfois commises avec la complicité des services de renseignements dans une stratégie de la tension à des fins anticommunistes (tel que l'attentat de la Piazza Fontana).
Suite à ces expériences au bilan politique et moral catastrophique, la gauche renonce à la violence armée et rechigne à y avoir recours.
Les partis politiques aux deux pôles de l'échiquier adoptent des stratégies électoralistes et moins révolutionnaires.
Dans les années 80-90, les attentats racistes et antisémites de l'extrême-droite ne cessent pas.
L'antifascisme doit faire face à la multiplication des agressions de l'extrême-droite dans les rues. Surtout de la part de bandes de "boneheads" (skinheads d'extrême-droite).
C'est encore une fois en réponse que les "chasseurs de skins" verront le jour. Avec un certain succès dans la rue mais moins dans l'opinion publique car ils posent une image viriliste et agressive du militantisme urbain (qui nous colle encore à la peau).
En parallèle, la majorité des militants antifascistes sont investis dans des collectifs politique plus populaires (Ras l'front, le SCLAP...).
La violence n'est jamais la méthode principale des antifas, alors que la violence fasciste accompagne systématiquement la montée de l'extrême-droite.
Lorsqu'il n'y a pas d'antifascistes, les fachos n'ont plus d'entrave pour s'attaquer aux minorités et aux militant.e.s de gauche.
Lorsqu'il n'y a plus de violence fasciste, les antifas font autre chose. Iels s'investissent dans toutes les luttes humanistes et anti-autoritaires ou font de l'information et de la pédagogie.
Après 2001 et les attentats du 11 septembre, la réponse occidentale, au lieux de refuser l'escalade de la violence, se vautre dans l'islamophobie et poursuit son harcèlement des banlieues et des classes populaires.
Signe de la montée de idées réactionnaires (et de l'indigence de la gauche), la présence de J.M. Lepen au deuxième tour de l'élection présidentielle en 2002 (mon premier souvenir politique marquant).
C'est un choc pour une société encore consciente de la nature de ce mouvement.
Des manifestations gigantesques expriment le rejet encore largement consensuel du fascisme.
Mais le sentiment réactionnaire autoritaire n'est pas passé inaperçue et certains vont tenter d'en tirer des bénéfices politiques.
Sarkozy se fait le champion de la droite décomplexée qui chasse ouvertement sur les terres de l'extrême-droite en lui empruntant son outrance sécuritaire, xénophobes, raciste...
Le cordon sanitaire se fragilise et le FN monte dans les sondages.
C'est un jeu dangereux qui ne va pas marcher longtemps car beaucoup de réac' risquent de préférer l'original à la copie.
Les années 2010 sont traversées par les crises successives du capitalisme (qui peine de plus en plus à résoudre les problèmes qu'il cause). La concurrence internationale est de plus en plus rude dans un marché mondialisé de moins en moins régulé. Le mécontentement progresse proportionnellement aux inégalités qui se creusent. La gauche ayant failli à son devoir de défense des classes populaires, le chemin est tout tracé pour l'extrême-droite qui cherche à récupérer le ressentiment général.
En particulier contre un système politique bouclé (UMPS) qui n'offre plus aucune perspective tant l'alternance ne semble pas changer grand chose. Que e soit l'UMP ou le PS, on se retrouve avec des politiques de droite (n'est-ce pas Hollande?).
La stratégie de dédiabolisation portée par le fille du patron des fachos, lorsqu'elle reprend les rênes du parti en 2011, porte ses fruits. En 2017, elle atteindra le second tour des élections présidentielles.
Même si les enquêtes journalistiques et les scandales récurrents montrent que le parti ne coupe jamais ses liens avec les plus extrémistes (GUD connection par exemple) qui continuent à faire les basses besognes.
Dans les grandes villes, les groupes néo-nazis et identitaires sont portés par l'ambiance xénophobe qui parcoure la plus grande partie du champ politique (du FN au PS) qui exploite autant que possible la prétendue "crise migratoire" ou le "sentiment d'insécurité", souvent mis en relation pour accomplir le pacte racial contre la lutte des classes.
Les groupes antifascistes sont sur tous les fronts et les groupes sont très variés.
REFLEXes, La Horde, VISA, la CONEX...et multitude de groupes locaux.
Surveiller et documenter les activités et travaux idéologiques fascistes.
Empêcher qu'on oubli la véritable nature du RN et dénoncer les compromissions.
Continuer de lutter contre toute forme de discriminations et d'oppressions au niveau nationale comme internationale... Luttes antiracistes, féministes, LGBT, altermondialiste, anticapitaliste, anti-colonialiste...
L'antifascisme ne se vit plus forcément dans un collectif identifié comme tel mais souvent en faisant de l'antifascisme dans les luttes.
Mais l'image des groupes radicaux pèse sur l'engagement du grand public.
Depuis 2017, Macron est le candidat qui fait tout ce qui est possible pour éviter à la gauche de gouverner.
Quitte à faire monter le RN pour forcer les électeur.ice.s au barrage républicain de plus en plus fragile (ça a marché en 2017, ça a été très juste en 2022).
Quitte à faire alliance objectivement avec l'extrême-droite, comme les arrangements pour l'élection des vice-présidences ou pour ne pas faire le barrage républicain aux élections législative de 2024.
Quitte à ne pas reconnaitre le résultat des élections législatives anticipées ("grenade dégoupillée"), qu'il a lui-même déclenchées en pensant que le RN arriverait deuxième après lui, mais remportés de peu par l'alliance de gauche (NFP) monté dans la hâte de façon surprenante.
L'assemblée se rempli de députés d'extrême-droite malgré tout, formant ainsi 3 blocs (gauche, droite-extrême, extrême-droite).
La stratégie étant de faire entrer les fachos dans "l'arc républicain" tout en excluant la gauche radicale de celui-ci afin d'inverser le barrage républicain.
C'est dans ce contexte que l'on peut comprendre la négligence de l'état envers la montée du fascisme et de sa violence politique, ainsi que son offensive perverse de disqualification de l'opposition de gauche radicale incarnée par LFI.
Les irresponsables sont de retour et copulent de nouveau avec la bête.
Toujours la même chanson dégueulasse de la bourgeoisie en panique :
Plutôt Hitler que Blum, plutôt Lepen que Mélenchon, car il n'y a rien de mieux qu'un fasciste pour lutter contre un gauchiste.
Même le racisme congénital régulièrement mit en lumière par la presse spécialisée (comme street press) et les affaires de corruption (notamment les affaires d'escroquerie ou le détournement de fonds publics européens) prouvent que le RN est toujours un parti d'extrême-droite classique.
Le pacte avec le diable est déjà scellé.
La société et ses mœurs progressent. Mais les "élites", défaillantes et aux aboient, refusent de céder du terrain. Le backlash est violent.
D'autant plus que le mouvement réactionnaire est international et porté par de richissimes acteurs médiatiques (Bolloré et Arnault en France, Trump et Musk aux USA, pour ne citer qu'eux). On parle d'arc néo-fasciste et d'internationale néo-fasciste.
L'étau se resserre et ce n'est pas un hasard si lorsque les fachos progressent le monde est de plus en plus injuste, invivable et violent.
Trigger warning
Le déclencheur de l'entrée dans le militantisme antifasciste est une réaction à la violence des fachos ou à la menace de celle-ci.
Les antifasciste sont avant tout opposés à la violence.
Les antifascistes défendent des modèles de société qui refusent la loi du plus fort.
C'est pourquoi la violence est le plus souvent exclue.
Croire le contraire, c'est bien mal connaitre ces milieux. Je parle d'expérience.
Seulement, comment lutter contre un adversaire violent par essence sans y recourir soi-même ?
Peut-on combattre un ennemi avec ses propres armes ?
C'est un grand dilemme éthique qui a souvent conduit à retarder la contre-attaque antifasciste.
Il faut que la violence fasciste soit déjà bien développée, qu'elle soit devenue évidente et incontournable (donc ayant fait des victimes) pour que les antifascistes se résignent à accepter d'inclure des formes d'autodéfense dans leurs pratiques.
Et cela demande encore qu'il y ait des gens capables de telles actions.
D'où l'aspect validiste de cette tendance qui relève une critique stratégique très concrète.
Ce sont les fachos qui fixent le niveau des violences.
Les collectifs et organisations militantes ne se dotent pas de services d'ordre par plaisir de défiler au pas de l'oie (comme la manif nazie parisienne du comité du 9 mai) mais bien parce qu'il faut se protéger contre d'éventuelles assauts fascistes.
Il s'agit bien de légitime défense.
Il est clairement établi que la majorité des violences aux personnes est le fait de l'extrême-droite et que la gauche vise plutôt les biens matériels (d'où la blague "condoléance aux familles des vitrines").
Tenter d'établir une équivalence entre la violence de l'extrême-gauche et celle de l'extrême-droite est au moins paresseux, au pire malhonnête.
C'est une manipulation fasciste.
C'est grave que tant de nos leader d'opinion tombent dedans.
Cela revient à minimiser la violence de l'extrême-droite.
Et c'est grave.
Le refus d'accepter toute forme de violence alors qu'elle s'exerce sous nos yeux pose un autre problème.
Celui de la non-assistance à personne en danger.
à Lyon, cela fait 20 ans que les antifascistes alertent sur les agressions de l'extrême-droite.
Attaques de personnes racisées, supposées LGBT+, féministes, de gauche, musulmanes, juives, syndicalistes... parfois au couteau.
Des années à alerter sans réponse, à subir la violence dans les rues, les facs, les manifs et les lieux de regroupement.
Parfois jusqu'au meurtre (meurtre d'Ismaël, à Lyon le 26 janvier, soit quelques jour avant l'affaire qui déclenche cet article).
Cela a même été l'objet d'un documentaire d'Al Jazeera nommé "génération haine" (2018 - partie 1, partie 2) dans lequel on entend les fachos tellement décomplexés qu'ils assument avoir des désirs de meurtres et d'attentats.
Mais les autorités ne voient pas d'inconvénient à laisser ces gens monter leurs bars et leurs salles de boxe dans un quartier qu'ils terrorisent au point qu'on en vient à surnommer Lyon la "capitale de l'extrême-droite".
Quelques groupuscules sont parfois dissous, pour mieux se reformés.
L'état en fait une aubaine pour dissoudre par la même occasion des groupes antifasciste qui n'existent que pour se défendre des premiers, toujours plus nombreux, organisés, décomplexés et violents.
La non-violence est-elle efficace face à la violence déchainée ?
Malgré cela, il n'y avait pas eu de morts à imputer à l'extrême-gauche depuis les attentats d'action directe dans les années 80.
Presque 40 ans sans victimes (c'est même plutôt étonnant que ça ne soit pas arrivé plus tôt). Les fachos ont fait plus de cinquante victimes pendant cette période, dont une dizaine depuis 2022.
Sans compter tous les meurtres racistes qui ne sont pas toujours reconnus comme tels par la justice, ou les crimes de la police largement influencée par les idées d'extrême-droite, ou encore les féminicides très inspirés par la vague masculiniste...
En effet, la justice minimise souvent la cause idéologique dans les violences d'extrême-droite préférant des explications individuelles ou psychiatriques.
On entend systématiquement que ce n'est pas un féminicide masculiniste, mais un "crime passionnel". Ce n'est pas un meurtre raciste, c'est une "querelle de voisinage qui a mal tourné", ce n'est pas un attentat fasciste, c'est "l'acte fou d'un déséquilibré"...
Et pourtant, la bourgeoisie tente de faire passer au forceps cette tragédie de Lyon pour la preuve d'une violence généralisable à tout le mouvement antifasciste.
Malgré les preuves du contraire.
P.iège et S.abotage
Cette mort est une exception.
Un dérapage malheureux qui n'a que des inconvénients pour notre camp.
Sans nier la tristesse des proches bien légitime, on ne va pas verser une larme pour un nazi, encore moins faire une minute de silence.
Mais on peut déplorer une mort si inutile, indéfendable et contreproductive.
Surtout à un moment où tous nos ennemis n'attendent que ça pour nous compliquer la vie et que nous sommes entourés de traitres plus impatients que jamais de tout faire foirer à nouveau.
Cet évènement est une occasion pour la droite de faire un pas supplémentaire vers la radicalisation de notre espace médiatique et politique à la veille des élections municipales.
La stratégie du choc, comme d'hab'.
Ils essayent de tracer une ligne dans le sable.
Vous êtes avec eux ou contre eux.
Et c'est vrai!
Le fascisme ne laisse aucune nuance.
Et si vous choisissez mal votre camp, le barrage cèdera.
C'est surement l'une des dernières étapes avant la mise en place des fascistes.
Les macronistes et le PS ont choisi la honte de l'alliance anti-LFI avec les réactionnaires tandis que les verts hésitent (pour des petits calculs de parti sur le lit de leur inconsistance idéologique et stratégique).
Il est indispensable d'acter que s'il y a de la désunion à gauche, ce n'est pas de la faute exclusive de LFI, mais avant tout parce qu'il y a à gauche des alliés lâches et stupides qui font défaut à chaque fois.
On ne peut jamais compter sur le PS et les personnalités qui lui sont proches (ils trahissent systématiquement depuis 1914, on devrait le savoir).
Notre dos est recouvert de plaies encore béantes de leurs dernier coups de couteau. Notamment en ayant sauvé le gouvernement conservateur-autoritaire de Macron.
Les trahisons successives des sauce-dem' ont provoqué le désinvestissement des classes populaires et pire, les a repoussées vers l'extrême-droite (en particulier en province). C'est ce qui arrive quand on abandonne la lutte des classes. Les fachos y substituent la lutte des races.
Il faut résister à ces manigances de basse politique en raffermissant nos valeurs et nos idéaux.
En défendant des perspectives politiques courageuses et émancipatrices collectives.
L'impasse de la violence meurtrière (hors conflit armé) a été bien comprise depuis l'expérience râtée d'Action Directe.
Même si je comprend ce moment de défoulement de rage suite à une énième agression des fafs dans un climat de gaslight fasciste qui nous rend dingues.
Les camarades ont déconné et ont négligé les conséquences pour l'ensemble du mouvement progressiste.
Ça ne remet aucunement en question la validité et l'importance de l'antifascisme.
Ni le bien fondé de l'autodéfense populaire.
Il faut être ferme et solide à ce sujet.
Lorsque les fascistes attaquent, il faut les repousser par tous les moyens nécessaires.
Toute la subtilité de cette phrase repose sur le mot "nécessaire".
Ce petit facho méritait sans doute une bonne raclée (puisqu'il était là pour ça), mais peut-être pas de mourir.
N'oublions pas que stratégiquement, sur la voie des armes, nous ne sommes pas avantagés si l'on considère où elles se trouvent ainsi que le savoir-faire en la matière.
En plus d'un véritable apétit pour la violence, les fascistes bénéficient de la complicité des institutions violentes et de l'indulgence des pouvoirs de droite, ce qui a toujours fait peser la balance en leur faveur.
Nous n'avons pas le luxe que la bourgeoisie ignore nos violences comme elle ferme les yeux sur celles de l'extrême-droite. On parle même d'amnésie collective en contraste de la mémoire entretenue sur les attentats djihadistes.
Prenons cet évènement comme une occasion de nous rappeler qu'il faut éviter de jouer avec le feu.
Tant va la cruche à l'eau croupie qu'à la fin elle se casse
En attendant, tant qu'il y aura de la violence de la part des fascistes, il y aura des gens pour s'y opposer par tous les moyens nécessaires.
Il y aura peut-être encore des victimes dans les rangs de l'extrême-droite malgré nos efforts pour éviter le pire. Il y aura toujours considérablement moins de victimes causées par la gauche que par la droite.
En tant que bon français, héritier des révolutionnaires, de la commune et des résistants, je continue de penser qu'un bon fasciste est un fasciste mort. Mais très peu de gens pensent comme ça à gauche ou dans le mouvement antifa.
Si l'on pouvait se contenter de collectivement les rendre morts de trouille, pour qu'ils ferment leurs gueules pleines de haine et cessent d'emmerder le monde, d'étouffer notre avenir, je préfèrerais ça à la guerre civile.
Sauf qu'eux, ils ne souhaite que ça.
À les laisser faire, c'est ce qu'on récoltera.
La stratégie accélérationiste ou de la tension est mise en relation avec le survivalisme d'extrême-droite. Ils ont le fantasme d'accélérer le déclenchement d'une guerre civile raciale par peur de la théorie complotiste du grand remplacement.
Quelques exemples récents :
En 2018, un groupuscule nommé "action des forces opérationnelles", composé notament d'anciens militaires, est arrêté pour préparatifs d'attentats multiples.
En 2021, Rémy Daillet, un ultra complotiste, ancien combattant en croatie, membre d'un groupuscule néo-nazi "honneur et nation" (comprenant de nombreux militaires et policiers) appelait à un coup d'état et pratiquait des enlèvements, est arrêté pour association de malfaiteur terroriste criminel, avec plusieurs complices.
En 2024 Jamel Bendjaballah est assassiné. Son meurtrier est un survivaliste d'extrême-droite membre du groupuscule "brigade française patriote", qui organise des entrainements pour se préparer au "grand remplacement".
C'est ce genre d'affaires que vous trouvez à l'extrême-droite et vous pouvez chercher longtemps avant de trouver des spécimens aussi allumés à gauche.
Le fascisme a menée à la pire guerre de l'histoire et au pire crime qui soit, le crime contre l'humanité. C'est une conséquence logique de leur idéologie anti-humaniste et dominatrice.
Les même causes produiront les mêmes effets.
Et là il sera trop tard pour s'en prendre aux antifascistes.
La question n'est pas : "comment en est-on arrivé à ce qu'il y ai un mort à cause de la politique?"
On le sait. Il y en a depuis longtemps, causés par l'extrême-droite et on ne ferme pas les yeux dessus, nous.
La question est : "comment en est-on arrivé à faire une minute de silence pour un fasciste à l'assemblée nationale?"
On a voulu diaboliser les antifas pour blanchir les fachos.
Mais si t'es pas antifa, t'es quoi ?
La question elle est vite répondue : un facho ou un collabo.
Si vous ne me croyez pas, demandez-vous s'il est possible de ne pas avoir d'avis sur le fascisme.
Est-il possible d'être ni pour ni contre le fascisme?
C'est ça le sens de "Siamo Tutti Antifascisti".
L'extrême-droite est une souillure.
Restons solides face aux manipulations de l'extrême-droite.
Alors, plus que jamais Antifasciste!
Par tous les moyens nécessaires.
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