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festival

Lancement 2023 - dates à venir, petite émission de radio, 3 première pages du troisième tome

Publié le par Mikeulponk

Salut,

rencontre du fanzinat et de la presse alternative Rennes 2023

Voici quelques nouvelles pour ce début d'année.
Nous serons présents aux rencontres du fanzinat et de la presse alternative de Rennes organisé par Mass Prod et le Jardin Moderne, le samedi 25 février 2023. Dans le cadre de cet évènement, le collectif sera mit à l'honneur avec une expo au Jardin Moderne du 8 février au 19 mars.

J'ai aussi le plaisir de vous partager une émission de radio enregistrée pendant le festival Ouïr Lire (où nous étions présent pour le collectif des Indés-Sociables), grâce à Yves Portier-Rethore, qui a organisé des lectures/interviews avec Loïc Turmel qui s'occupe de l'émission "de Bouche à Oreille" sur radio évasion et radio Rennes. Merci à eux.

>>>Clic ici pour l'écouter.<<<

Le festival de Ouïr Lire s'est très bien passé humainement. Il y avait peu de public (tendance générale apparemment), mais l'accueil de l'équipe était super. Merci à Jessy pour l'hébergement et les soirées passées ensemble, avec sa petite famille fort sympathique.

J'avance lentement sur mon début d'album.
En effet je suis en train de passer mon permis de conduire et le mois de décembre est souvent peu productif à cause des fêtes.
Nous avons aussi participé à l'évènement "les arts courent les rues" dans notre commune. Tout au long du mois de décembre, les commerçants du bourg de Malansac mettent leurs vitrines à disposition des créateur.ice.s du coin. Nous exposions à la recyclerie Adaoz avec Ayros. Cette année, nous tenions aussi une petite boutique éphémère où tou.te.s les participant.e.s pouvaient proposer leurs créations. Tout s'est bien passé.

J'ai tout de même fini 11 pages dont je vous donne un petit aperçu (cliquez d'sus).

Lancement 2023 - dates à venir, petite émission de radio, 3 première pages du troisième tome
Lancement 2023 - dates à venir, petite émission de radio, 3 première pages du troisième tomeLancement 2023 - dates à venir, petite émission de radio, 3 première pages du troisième tome

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Ma pire expérience de festo : Angougou 2022

Publié le par Mikeulponk

      Cette année, au festival d'Angoulême, j'ai vécu ma pire expérience de festo. Elle n'est dû qu'au mauvais comportement de deux personnes, à la négligence d'une autre et à ma faible capacité à accepter d'être maltraité. Le récit est un peu long (5jours), mais détaillé.

      En 2022, le festival qui devait avoir lieu le dernier weekend de janvier (comme d'habitude) a été déplacé mi-mars.
Un membre du collectif apprend qu'un de ses contact peut nous faire une petite place (l'expo prévue à l'origine ne peut plus se tenir).

Nous n'avons pas beaucoup d'argent et pas pu faire les démarches pour réserver un stand conventionnel. Pourquoi pas?

Son contact fait parti de l'asso du FIBD (festival international de la bande dessinée) et de l'AMBD (amis du musée de la bd d'Angoulême). Chaque festival, ils louent un local pour faire une expo et un peu d'anim'. On nous propose de nous faire une place dans ce local.
On nous assure que c'est une aubaine et qu'on aura une bonne visibilité.
Nous communiquons alors nos besoins. Un tel déplacement est couteux, autant économiquement qu'énergiquement. Nous voulons être sûr que si nous nous mobilisons, nous aurons les conditions nécessaires pour faire notre travail.
Après des négociations qui nous laissent soupçonner une certaine improvisation (on met ça sur le compte du report du festival un mois et demi seulement après la date habituelle) nous tombons d'accord.
Notre contact nous assure que nous disposerons de 8 m², environ 4m de table et tout un mur pour exposer nos travaux.
En effet, nous sommes 6 et comptons faire de la place à tout le monde, c'est notre éthique.
Nous ne sommes pas connu et l'affichage de nos travaux est un argument essentiel pour attirer l'attention sur nos œuvres.

Nous n'avons que trois semaines pour nous préparer. Nous nous démenons pour trouver véhicules, logement, tirage de repros pour le public, flyers et affiches, matériel de présentation etc...
Certain.e.s d'entre nous mettent entre parenthèses leurs activités pros afin de se rendre disponibles pour ce qu'on nous a promis être une occasion idéale de se faire connaître.
Nous nous doutions que cet enthousiasme était sans doute exagéré, mais nous étions loin de soupçonner que ça se passerait aussi mal.

      Mercredi 16 mars. Après un voyage compliqué, serrés comme des sardines entre les duvets, cartons de livres et sac à dos, le chien... nous parvenons à nous réunir et à rejoindre à temps le lieu d'expo pour installer notre stand.
Mais une fois arrivés, ce qu'on met à notre disposition n'est pas ce qui nous a été promis.
Nous n'avons plus qu'une table de 1,50m.
D'autres membres de l'asso qui doit nous accueillir avaient décidé, deux jours plus tôt, de fournir l'autre table à une autre personne (au demeurant très sympathique et qui a elle aussi subit certains abus). Nous sommes venus avec tout notre matériel et nous allons devoir tenir un stand au rabais.

On nous refuse aussi de pouvoir poser une nappe. Il faut laisser la table apparente. Une table en carton assez moche avec une bâche en plastique transparent. Attention, c'est une table prêté par une connaissance des organisateurs du festival.
Nous sommes très déçus et le contact est tendu. Ça pue de plus en plus.
Bref, nous ne restons pas bloqués sur cette affaire. Il nous reste le mur, derrière la table, sur lequel nous pouvons dresser une expo qui patate pour compenser.

Sauf que non, un petit vieux relou, Dominique Brechoteau, co-président du festival dans le passé et chevalier de la légion d'honneur (une breloque en chocolat) se mêle de nos affaires. Il ne veut pas que nous affichions trop de cadres. 4 ou 5 pas plus. Là c'est inadmissible.

Nous sommes venus pour tenir un stand pas pour faire de la figuration. Nous avons besoin d'afficher nos visuels pour le public. C'est essentiel.
Le vieux insiste et nous sert des arguments inconsistants.
Il ne faudrait pas surcharger le mur (nous n'avons encore rien affiché) car ça jurerais avec le super travail qui a été fait sur l'expo de l'asso FIBD que le lieu abrite. (Pas si extraordinaire et réchauffée).
Des grands cadres alignés les uns après les autres qui retracent l'historique du festival lorsqu'il n'était encore qu'un salon. Des blocs de texte avec quelques images. Les murs sont occupés à plus des deux tiers.
Il ne faudrait pas que nos cadres soient accrochés trop bas, car on ne les verraient pas derrière nous. Outre que nous savons gérer une expo, et que nous savons comment placer nos cadres, il n'a pas appliqué ses propres conseils à lui-même car sa ligne basse de cadre commence à 1 mètre 20 du sol. Autrement dit, les visiteur.euse.s cachent les cadres quand iels sont devant.
Il essaye même de planter les clous d'accroche à notre place.
Nous sommes obligés d'insister pour qu'il nous laisse faire. Nous savons planter des clous et accrocher nos cadres. On se demande bien à quoi il pense. Quelle idée se fait-il de nous?

Nous ne nous sentons pas les bienvenues. Nous serons sans arrêts observés avec des regards suspects. On nous fait sentir que nous gâchons leur expo (qui artistiquement n'a aucun intérêt alors que nous présentons des illustrations et des planches originales, ce qui aurait pu être une véritable plus-value).

Nous devions avoir 8 m², nous n'en avons plus que 4.
Nous devions avoir 4 m de table, nous n'avons plus qu'1m50.
Nous devions avoir tout un mur, nous n'avons qu'une dizaine de cadres mal agencés sur un mur majoritairement blanc et un poteau.
Les membres du collectif sont déçus, stressés, en colère et notre présence clairement sabotée, sans que nous comprenions pourquoi.

Notre contact (Olivier) est gêné. Malgré son enthousiasme, il ne semble pas avoir les épaules pour nous garantir ce qu'il nous avait promis.
Bref, une équipe doit aller déposer des livres à la librairie Cosmopolite. Une autre garer les voitures et une autre terminer d'accrocher ce que l'on peut.
Je vais à la librairie avec un collègue et notre contact. Tout se passe bien là-bas. La promesse est tenue. Ce sera même une expérience agréable.

      Lorsque nous revenons, les collègues sont sur le point de craquer.
Nous apprenons qu'une fois que nous étions partis, le petit vieux est revenu à la charge pour emmerder les filles. Il n'arrête pas de les déranger, de leur donner des consignes. En plus d'une ingérence malsaine, il leur manque clairement de respect.
Alors qu'une membre du collectif demande qu'on la laisse tranquille, qu'on arrête de lui mettre la pression, ses demandes sont ignorées avec condescendance. Du type "c'est la vie, faut s'adapter". Nous sommes au bord de l'explosion.
Nous essayons d'apporter de nouveau notre soutien aux collègues en insistant pour pouvoir disposer du mur. Rien ne nous empêche d'accrocher ce que l'on veut à part cette persévérance incohérente du vieux basée sur des considération esthétiques infondées et arbitraires.
C'est important pour nous de pouvoir montrer notre travail ou nous ne convaincrons pas le public et perdrons notre temps et notre énergie. Pourquoi insiste-t-il à nous refuser de gérer notre espace avec autonomie?
Ce que l'on nous impose fait clairement amateur. C'est du sabotage.

C'est alors que notre contact réessaye de plaider notre cause au prêt de la directrice de l'asso.
Delphine Groux. Cette personne se montre alors particulièrement exécrable en menaçant de tout arrêter si nous accrochons un cadre de plus. Elle nous fait remarquer que nous sommes dans une galerie et que l'expo du FIBD leur a demandé beaucoup de travail et d'efforts pour que ce soit classe. Sous entendu que nos travaux souilleraient leur bébé.
Là c'est carrément du mépris.
Notre contact s'est fait remonter les bretelles et nous comprenons que nous sommes tomber sur une asso de bourgeois hardcore.
J'ai entendu le fouet du maître claquer et notre contact nous lâche. Nous sommes obligés d'accepter de réduire nos ambitions à une caricature de stand de brocante sous menace d'être mis à la rue. Une hiérarchie brutale a été posée et ils nous font bien comprendre que notre présence dépend de leur bon vouloir.

J'ai eu le sentiment qu'on allait nous traiter d'ingrats.
Ils prétendent que nous manquons de respect au vieux dans une inversion des rôles qui prouve leur égocentrisme.
J'ai eu l'image d'une vieille acariâtre qui aurait accepté de garder les gosses à condition qu'ils aillent se faire oublier dans un coin sombre de la pièce, en silence et sans broncher.
J'ai envie de distribuer des torgnoles et de faire voler toute leur expo dans le caniveau.
Les copains tiennent le coup et je m'efforce de ne pas leur manquer de respect en les privant de festival à cause d'une crise de colère punk et destroy semblable à celles qui m'ont fait virer du lycée ou d'Ubisoft (où j'ai aussi eu des démêlés avec des bandes de pervers autoritaires ou corporates). De vieux souvenirs autodestructeurs dans lesquels je n'ai pas à embarquer mes camarades. Je dois avouer que je ne supporte pas non plus qu'on les maltraite.
Je suis fort de leur solidité. Me savoir si bien entouré me rassure juste ce qu'il faut pour ne pas tout gâcher complètement et nous laisser une chance de transformer ce calvaire en quelque chose de pas trop déprimant. Keep calm and do your job.

On nous avait dit que nous aurions jusqu'à 19h pour installer notre stand.
C'est aussi faux. Nous quittons les lieux à 18h sans avoir mit en place notre table.
Nous pensions pouvoir venir plus tôt le lendemain matin pour nous installer, mais elle nous dit de ne venir qu'à 10h (heure d'ouverture au public).
On se doute qu'elle se fout de notre gueule.

      Le soir, nous échangeons sur ce que nous venons de vivre.
Tout le monde a bien ressenti la même chose. Mépris, condescendance, autoritarisme.
Nous nous doutions qu'en dehors des tentes officielles, nous serions un peu en "off" et qu'une grande partie du public risquait de nous manquer. Mais nous n'imaginions pas un piège pareil.
Nous avons su garder un calme relatif et surtout, notre solidarité.

Par intégrité, une membre du collectif, particulièrement touchée, décide d'écrire une lettre pour exprimer ce qu'elle a ressenti en espérant qu'il s'agisse d'un malentendu et que nous pourrons rattraper ce fiasco.
Nous validons à l'unanimité un texte sincère, diplomate et fidèle à nos valeurs humaines.

      Le matin, en arrivant à 10h, comme prévu, nous sommes les derniers et nous devons installer notre stand devant le public. Nous passons au dessus de cette mesquinerie.
Les contacts ont été les plus réduits possibles avec la direction de l'asso (finalement, c'est mieux que d'être emmerdés).
Certain.e.s bénévol.e.s étaient plus agréables. Certain.e.s se sont intéressés à notre travail et nous ont soutenu en nous prenant des livres. Ce qui nous confirme que cette asso est polluée par deux poisons (au moins) qui imposent leur tyrannie à tous les autres.
L'organisation est minable. Ils on prévu des choses différentes et contradictoires sans se concerter et nous en payons les conséquences. Le seul point positif de cet accueil, c'est qu'on nous propose des petits gâteaux.

La lettre n'aura eu aucun effet. La directrice nous assure qu'elle souhaite sincèrement que la place qu'ils nous font nous offrira un peu de visibilité. Mais elle ne nous accordera rien d'autre et ne manquera aucune occasion de faire obstruction à nos tentatives d'améliorer notre situation.

      Autre chose encore, nous ne sommes pas annoncés depuis l'extérieur ni dans les espaces vitrines, ni sur les mur, ni nulle part. Personne ne sait que nous sommes là et nous n'avons pas non plus le droit d'accrocher des affiches pour nous signaler.
Mais, le second jour (vendredi), l'un des bénévoles nous demande spontanément si nous n'aurions pas quelque chose à afficher dehors. À la bonne heure.
Nous ne nous faisons pas prier pour déployer notre roll up, sur le côté du local, à quelques mètres de la porte. Mais la vioques a tout de même trouvé que nous abusions.
Nous lui faisons remarquer que c'est un membre de sa propre asso qui nous l'a proposé.
Nous pouvons laisser le roll up, bien maigre victoire.

Des petites phrases vont être entendues par ci par là. Tel que "ils n'ont même pas apporter de matériel pour accrocher leur expo", alors que nous avions convenu que le matériel approprié serait fourni sur place (ce qui était le cas).
Une ambiance hypocrite s'installe. Même si, comme je l'ai dit précédemment, certain.e.s se montrent courtois, voir charmant. Mais nous ne savons pas sur quel pied danser. Peux-t-on faire confiance?

La personne qui occupait la seconde table n'était pas là vendredi et samedi.
Nous avons pu réinvestir cet espace, mais le cœur n'y était plus.
Même si nous apprenons assez vite que la fréquentation du festival est moitié moindre que d'habitude (report du festival, Covid, pas de fric...) nos résultats sont catastrophiques.
- Pour l'anecdote :
Lorsque je suis venu à Angougou la première fois, j'ai distribué une cinquantaine de livres, sur un stand peut accrocheur, avec ma BD anarcho-pnuk coincée entre une BD de Bécassine, une autre sur un prêtre vietnamien et une commande sur une région viticole. Là, moins d'une vingtaine de vente alors que j'étais avec les copains-copines. -

Nous avons eu un peu de visite et heureusement que chaque moment d'échange avec le public est l'occasion d'une rencontre intéressante, touchante, constructive, motivante... mais en quatre jours du plus gros festival de BD d'Europe, nous n'avons pas fait mieux que lors d'un petit évènement de province. C'est médiocre.
Même si notre emplacement ne promettait pas non plus une super visibilité, l'attitude de la présidente de l'asso et du vieux ex-président nous ont clairement pollué et saboté.
C'est notre pire expérience de festival.

Comme j'avais participé à l'organisation de notre venue, je me sentais en partie coupable d'avoir contribué à mettre mes camarades dans cette galère. Tout comme mon collègue qui nous a mit en contact.
Nous avons senti un fort sentiment d'humiliation à être traités de la sorte.
Sentiment que les bourgeois cherchent naturellement à faire ressentir à celleux qu'ils estiment être leurs subordonnés. Le biais de classe nous a bien sauté à la gueule et nous ne l'oublierons pas.

Notre contact nous a mit dans une situation foireuse et malsaine pour nous. Je lui en veut un peu pour ça.
À sa décharge, ce qu'il a organisé seul a marché. À savoir les dédicaces à la librairie Cosmopolite.
Belle librairie et surtout un personnel fort sympathique et aux petits soins. Ce que je n'ai pas manqué de leur faire remarquer tant le contraste avec le local FIBD était flagrant.
Nous avons tenue 4 séances de dédicace (une par jour à des horaires différents).
Nous y avons été bien accueillis, avec enthousiasme. Nous avons été traité avec égalité et respect.
Merci à toute l'équipe.

      Plus qu'un jour à tenir, le quatrième, nous sommes dimanche.
Nous savions que la personne qui tenait la table à côté de nous le premier jour revenait (c'était prévu dès mercredi). Nous lui libérons la table, évidemment.
À notre arrivée, nous apprenons qu'elle a été accueillie avec réticence. La directrice, que nous avons surnommée "Cruella", s'est montrée infecte avec elle. Lui faisant bien comprendre qu'elle n'était, elle non plus, pas la bienvenue. Elle n'osait même plus aller se servir du thé. Un membre du collectif s'en est chargé.

Nous les gênons. Pas une seule fois, ils ne vont faire l'effort de parler de nous aux personnes qui visitent le lieux. Comme si nous n'existions pas.
De notre côtés, nous ne sommes pas aussi mesquins et renseignons les visiteur.euse.s de ce que nous savons. Il est flagrants que la direction ne s'est pas intéressée une seule seconde à notre travail et s'en contrefiche.
Ils pensaient sans doute avoir affaire à des jeunes amateurs soumis à qui ils feraient la charité et dont ils pourraient se vanter.

C'est dingue comme seulement deux personnes peuvent vous gâcher la vie.
Une vieille "fille de" (fille du co-créateur du salon), bourge, opportuniste, hypocrite, perverse et méprisante doublée d'un vieux prétentieux, condescendant et égoïste en voix de sénilité.

Tout ce que nous détestons.
Pas étonnant pour une asso jugée comme une coquille vide vendue au patron de 9ème art+.
LIEN ARTICLE sur les dessous douteux de l'organisation du festival

      Autre anecdote liée à l'organisation du festival.
Nous ignorions comment fonctionnait le festival et les accréditations.
Notre situation (auteurices auto-édités) est peut considérée par le milieu de la BD et nous sommes souvent oubliés dans les systèmes organisationnels.
Lors de l'organisation de notre venue, on m'invite à m'adresser au service des accréditations pour avoir des badges pour les 6 auteurices.
La personne que j'ai au téléphone m'affirme que les auteurs auto-édités, les fanzinats et les illustrateurs n'ont pas droit à des badges auteurs. Ils ne peuvent être réservés que par un éditeur.
Ça m'énerve ce genre de manque de considération, mais il ne reste plus beaucoup de temps avant la date du festival. Je suis la procédure que l'ont m'indique et dois réserver 6 badges à 45€ chacun (soit 270€).

Une fois au festival, je remarque que les exposants de BD alternative ont un badge auteur.
Je leur demande comment ils s'y sont prit.
J'apprends que si l'on se présente au bureau des accréditation avec un album nous avons droit à un pass auteur gratuit.
Wallah! J'ai encore envie de tout casser! Il manquait plus que ça! Je suis un incapable pour gérer ce genre de conneries administratives et je me fait toujours avoir.

Je me rends avec un collègue au bureau des accréd' et nous leur faisons remarquer que ce n'est pas juste que nous ayons payé des badges auxquels nous avions droit gratuitement.
La personne qui m'avait demandé qui nous éditait, en entendant "auto-édité", avait pensé qu'il s'agissait d'amateurs.
Le collègue lui fait remarquer que nos livres sont publiés sous ISBN.
Malaise et gênance.
La personne s'excuse et nous demande de les recontacter par mail pour un éventuel remboursement. Nous allons voir s'ils saurons reconnaître leur erreur.
Un exemple supplémentaire du mépris qui plane encore au dessus de la BD indépendante.

      Nous avons tout de même passé des bons moments.
Notamment avec Guinou, qui nous a accueilli avec beaucoup de bienveillance et d'affection.
Nous avons eu des discussions très intéressantes, rencontré des personnes sympathiques avec qui nous garderons de très bons contacts. Sans doute pour revenir en force d'ici peut-être deux ans, en bonne et due forme afin de donner le meilleur de nous même.
Comme le bar de la rue des ArceauxNico, Vanille et Marmite se sont montrés particulièrement aimables.

Nos liens au sein du collectif des Indés-Sociables sont toujours aussi forts et nous savons que nous pouvons compter les un.e.s sur les autres. Que nous sommes entre personnes de grande valeur artistique et éthique.

Quelques trouvailles bédéphiles et quelques expos alimenteront notre inspiration.
Pour certain.e.s d'entre nous, une soirée concert au bar du Point Carré (Carver, Péniche - ma préférence - et équipe de foot) aura permis de détendre un peu nos nerfs dues à cet évènement cauchemardesque mais aussi aux circonstances de la vie qui ne nous laissent pas toujours tranquilles même dans les moments les plus difficiles.

Des rencontres constructives avec de jeunes auteurices (qui doivent parfois avaler des couleuvres et des critiques d'une autre époque, espérons bientôt révolue) à qui nous souhaitons le meilleur.

      Nous ne savons pas encore quelles leçons tirer d'une telle expérience.
Faire plus confiance à notre instinct.
Se méfier au plus haut point des pistons (qui cachent souvent des méthodes oligarchiques, basées sur la flagornerie, le chantage et l'arbitraire).
Certain.e.s camarades n'étaient pas à l'aise à l'idée que cette expérience pourrait se retourner contre nous car nous savons à quel point les bourges peuvent être rancuniers dans leurs réseaux (blacklisting par exemple).
Cela confirme notre volonté de faire au maximum par nous-mêmes, DIY.
De s'associer plutôt à des ami.e.s et des gens dont on est sûr qu'iels partagent les mêmes valeurs.
Nous savons que nous allons encore devoir nous battre pour exister et être reconnus un minimum. Toujours insoumis, dignes, intègres et libres dans nos créations.

      Sans oublier l'ombre des élections d'avril 2022 qui nous laissent craindre une précarisation encore accrue des auteurices avec la pression que la droite compte faire peser sur les pauvres et en particulier, sur les allocatiares-ices du RSA.

Encore beaucoup d'obstacles se dressent devant nous avant de pouvoir vivre dignement de nos activité.

Merci à toutes celles et ceux qui nous soutiennent.

Nous prendrons notre revanche (Ironie de la situation, c'est le thème de notre prochain recueil que nous allons développer dans les années qui viennent).

On va reprendre des forces et repartir de plus belle.

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Rencontres du Fanzinat et de la Presse Alternative

Publié le par Mikeulponk

Salut à Toustes. Notre prochain évènement se déroulera à Rennes le 26 février 2022, au Jardin Moderne (11 rue du manoir de servigné). Les Rencontres du Fanzinat et de la Presse Alternative. évènement organisé par Mass Prod et le Jardin Moderne. Prix Libre. Au programme : 14h – ouverture au public Il y aura plein de stands et l’expo « WallZine » de Samuel Etienne. Puis, entre 14h45 et 18h30 – Projections et discussions. Je serais présent avec le collectif des Indés-Sociables pour proposer nos ouvrages et vous les dédicacer, en parler etc… Nous n’avons pas encore d’autres festivals de prévus (Angoulème ayant été annulé, on attend de savoir si une édition reportée aura bien lieux) alors on espère rencontrer un peu de monde. à très bientôt. J'ai bossé dur sur le scénario du troisième et dernier tome de la Trilogie Blood Punks. Le scénario a subit de grosses modifications étant donnés tous ce qui s'est passé depuis la publication du premier tome auquels vous avez contribué (fin 2016). La strucutre est à peu près callée. Il y a encore quelques trous que je vais m'efforcer de combler d'ici juillet 2022 et une fois fait, je me lancerais dans la réalisation des pages. Je suis en ce moment en train de travailler le renouvellement des design et l'évolution du style graphique pour finir en beauté. Du travail sec mais nécessaire. ça promet un beau pavé dense et énergique. Petit test non définitif pour garder la forme et continuer à réfléchir :

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