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Rencontres du Fanzinat et de la Presse Alternative

Publié le par Mikeulponk

Salut à Toustes. Notre prochain évènement se déroulera à Rennes le 26 février 2022, au Jardin Moderne (11 rue du manoir de servigné). Les Rencontres du Fanzinat et de la Presse Alternative. évènement organisé par Mass Prod et le Jardin Moderne. Prix Libre. Au programme : 14h – ouverture au public Il y aura plein de stands et l’expo « WallZine » de Samuel Etienne. Puis, entre 14h45 et 18h30 – Projections et discussions. Je serais présent avec le collectif des Indés-Sociables pour proposer nos ouvrages et vous les dédicacer, en parler etc… Nous n’avons pas encore d’autres festivals de prévus (Angoulème ayant été annulé, on attend de savoir si une édition reportée aura bien lieux) alors on espère rencontrer un peu de monde. à très bientôt. J'ai bossé dur sur le scénario du troisième et dernier tome de la Trilogie Blood Punks. Le scénario a subit de grosses modifications étant donnés tous ce qui s'est passé depuis la publication du premier tome auquels vous avez contribué (fin 2016). La strucutre est à peu près callée. Il y a encore quelques trous que je vais m'efforcer de combler d'ici juillet 2022 et une fois fait, je me lancerais dans la réalisation des pages. Je suis en ce moment en train de travailler le renouvellement des design et l'évolution du style graphique pour finir en beauté. Du travail sec mais nécessaire. ça promet un beau pavé dense et énergique. Petit test non définitif pour garder la forme et continuer à réfléchir :

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Prochaine Date et fin d'année

Publié le par Mikeulponk

Prochaine Date et fin d'année

Bonjour à toustes,
Je serais présent avec le collectif des Indés-sociables au Zine fest à Vannes, au Bar à Mine (74 rue St Helier) le 20 novembre de 14h à 18h.

Ce sera l'occasion de découvrir nos livres, de se les procurer et d'obtenir de belles dédicaces de nos auteurices. En particulier à un mois des fêtes de fin d'année.
Dans un cadre sur mesure. Punk, bière et BD.

En cette fin d'année, je poursuit mon travail, laborieux, sur mes divers récits.
C'est un travail invisible et pourtant colossal.

- Que ce soit pour mon récit historique, qui m'impose une documentation sur 20 ans d'histoires et trois guerres (seconde guerre mondiale, guerre d'Indochine et guerre d'Algérie). Puis de trouver un récit qui coïncide parfaitement à cette histoire tout en soutenant un propos construit et juste sur ces périodes.

- Que ce soit sur mon récit de SF, Cosmocrack, que j'ai totalement remit à zéro pour le moderniser. Il me faut comprendre les enjeux d'un récit de SF, développer un propos conscient et constructif, puis imaginer un univers tout entier qui pourra porter cette aventure existentielle, politique et sociale. Tout en étant original.

- Que ce soit sur le scénario de Planète Anthropophage (récit sur lequel mon collègue Teddy Bellino avance efficacement sur les storyboards avant d'entamer la tâche pharaonique de sa réalisation en planches de BD) sur lequel j'ai le plaisir d'essayer d'affiner le cadre et la narration en fonction des ambitions artistiques de Ted.

- Que ce soit sur Blood Punks, dont je prépare le troisième tome qui bouclera cette trilogie. Ma mission est de trouver une fin cohérente (avec les deux tomes précédents), satisfaisante (en priorité pour les lecteurices) et pertinente (par rapport aux sujets que j'explore).
Et je dois dire que ce n'est pas une mince affaire car les réponses me semblent moins évidentes qu'il y a 10 ans (date de ma dernière version du scénario).
Depuis, ma pensée s'est étoffée autant que la situation politique de notre pays (et du monde) s'est dégradée.
Une grande incertitude plane et je ne pourrais sans doute pas finaliser le scénario avant les prochaines élections qui nous révèleront à quelle sauce nous serons mangés. Cette échéance aura certainement des conséquences sur les évènements de ce troisième tome. Tout autant que vos remarques et critiques qui sont une matière essentielle à ma réflexion.

Sur ce, je ne peux pas m'empêcher de faire part de mon dégoût suite à la dernière allocution du despote Macron.
Fier d'avoir rendu notre société moins libre, moins égalitaire et moins fraternelle qu'avant son arrivée, il a déroulé un monologue d'un mépris qui ne prend plus de gants.
Il se sent tout permis depuis qu'il s'est rendu compte qu'il pouvait se passer de l'opposition ainsi que de l'avis de la population car il peut envoyer la troupe (plus déchainée que jamais) si le bruit de la misère et du désespoir qu'il provoque se fait trop remarquer.
Il nous confirme, bourré d'orgueil et d'autosatisfaction, qu'il continuera de faire passer avec autorité et violence ses réformes liberticides et oppressives sans se soucier d'autre chose que de ses propres intérêts (auxquels il veut asservir la moindre facette de nos existences), qui sont ceux de sa clique de bourgeois sans états d'âme et sans cœur.

Ce type est un fasciste moderne. ça me perce les boyaux.
Au nom de sa classe de vampires, il est résolu à faire usage de toutes les violences possibles pour mettre au pas la population et réduire les français.e.s à une masse de serfs.
Dans sa tête (comme dans celle des nazis - Arbeit macht frei), un être humain n'a d'utilité que s'il est productif (ou reproductif). Sinon il est un parasite qui peut crever.

Les pauvres peuvent continuer de crever (à moins qu'ils ne se soumettent devant la menace de la faim ou de la matraque); les migrants peuvent continuer de crever (mais si possible loin de nos yeux); l'écosystème dont nous dépendons peut continuer de crever; la démocratie (qui ne s'est jamais bien portée) peut continuer de crever; l'état de droit (enfin celui qui est sensé nous protéger) peut continuer de crever; les vieux peuvent continuer de crever (si possible d'épuisement avant la retraite); les services publics peuvent continuer de crever...

Les riches, par contre, peuvent continuer à se goinfrer égoïstement; les mafieux à détourner les biens publics à notre détriment; les nazillons à bastonner les citoyen.ne.s dans les rues et les manifestations (jusque dans nos bras); les pollueurs à détruire notre environnement pour des futilités; les capitalistes à exploiter jusqu'à la mort humains et animaux (dans des proportions et des conditions toujours plus dégradantes).
En toute impunité, c'est l'avantage d'avoir capturé et monopolisé les espaces de pouvoir.

Alors que nous sommes sensés vivre et agir avec pour objectif l'amélioration de la condition du vivant (dont nous faisons partie, donc dont nous bénéficierons toustes), la garantie de sa dignité et la pacification des rapports humains, avec l'ambition d'atteindre le plus de liberté et d'égalité possible (en harmonie) et d'émancipation possible, Macron et son association de malfaiteurs nous promettent un bond en arrière sans pitié, le dos tourné aux préoccupations du peuple français mais surtout de l'humanité et de tout ce qui vit sur Terre.
Il est tout l'inverse d'un humaniste. Il ne pense qu'à mettre les gens au travail, les faire plier sous le labeur pour en puiser tout le jus possible, à s'en servir comme des outils. Sommes-nous de simples consommables? Des ressources jetables?

Je ne vois pas comment appeler ça autrement qu'un facho en costard.
Le fascisme, mouvement autoritaire et liberticide, a été vomis il y a un siècle. Il a mené à la plus écoeurante page de notre histoire. Il a forcément évolué en s'adaptant aux contextes, aux lieux et aux époques. Celui de Macron est une version contemporaine, bourgeoise et occidentale. Ce que notre système capitaliste hégémonique peut produire de plus inhumain, pervers et rétrograde. Le peu de chose positives qui ont vu le jour après la victoire sur le nazisme est en train d'être méthodiquement défoncé par ce gouvernement de vandals corrompus. Le folklore militariste est remplacé par celui du management. La dictature belliciste par celle de l'entreprise privée. Mais c'est la même saloperie au fond. Un mouvement à idéal totalitaire et oppressif au bénéfice d'une minorité de privilégiés.
Le gouvernement Macron me fait le même effet que Salo de Pasolini.
En tant qu'antifasciste vicéral, c'est un truc qu'on sent au plus profond de notre être.

Si on est de gauche, il n'est plus permis de trahir ses valeurs et ses idées depuis un confort coupable. Il faut une issue radicale.
Un autre mandat de droite serait une catastrophe. Beaucoup de gens en souffriraient et notre destin collectif ne serait que plus assurément compromis. La violence ne ferait que progresser, résultat de l'augmentation des injustices, des inégalités et des pressions qui seraient évidemment poursuivies.
C'est insupportable et ça me rend malade.

Aux dernières élections, Macron ou Lepen m'inspiraient la même horreur.
Quel type d'inhumanité et de violence choisir? Le robot insensible ou la bête haineuse.
Ces prochaines élections puent la mort. Avec ce concours à qui sera le plus cruel et ordurier. Et on est encore à 6 mois de la date fatidique. Autant dire qu'ils vont faire pire. Avec les moyens de l'état, qu'il a prit l'habitude de détoruner à son profit, Macron a de l'avance et de l'expérience dans l'obscénité.

Faisons un effort et ne nous mettons pas de nouveau devant une situation aussi désespérante. Rien de bon ne surgit du désespoir. Si vous ne ressentez pas la menace, c'est que vous êtes bien à l'abris. Dans ce cas, agissez avec altruisme. Ou soyez des merdes humaines qui devront s'attendre à ce qu'on tire la chasse un jour.

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Reprise des festivals

Publié le par Mikeulponk

Reprise des festivals

Salut à tout le monde.
Je serais présents avec les Indés-Sociables prochainement aux festivals de Tours (18-19 septembre) et de Bédée (26 septembre).
Les festivals de BD (entre autres) peinent à se maintenir.

Pour soutenir les équipes qui en ont bien besoin, afin qu’elle poursuivent leurs efforts pour nous proposer des évènements autours de nos cultures favorites, nous permettre de nous rencontrer, nous vous invitons à venir à ces évènements, dans la mesure du possible.
La culture a besoin d’espaces de vie concrets. D’échanges humains réels. Le boycott ne fait que défavoriser ces milieux culturels déjà fortement éprouvés.
On compte sur vous, nous saurons vous accueillir comme il ce doit. à très bientôt.

Reprise des festivals

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Entre Deux Albums

Publié le par Mikeulponk

Ancienne illustration pour Cosmocrack "Rotten" (2013)

Ancienne illustration pour Cosmocrack "Rotten" (2013)

Entre deux albums, je fais une pause.
Ce qui ne signifie pas que je ne travaille pas.
Cette pause me sert à prendre du recul sur l'album qui vient de sortir.
Recueillir les retours des lecteurices pour me faire une idée de la qualité de mon travail.
Savoir si je suis sur la bonne voix, ce que je peux améliorer et ce que je dois poursuivre.
Si mon récit produit l'effet prévu, s'il n'y a pas de malentendu.
Lorsque j'aurais assez de matière pour affiner mon prochain album, je reprendrais mon scénario et je le mettrais à jour pour qu'il colle aux attentes des lecteurices et à l'air du temps tout en restant fidèle à mon intention.

En attendant de faire murir ce troisième et ultime chapitre de ma série Blood Punks, je réfléchis à pleins de sujets liés à l'œuvre comme à mon travail.
Et je ressort les cartons de mes autres travaux pour faire le point.

C'est ainsi que j'ai été amené à ré-envisager l'un de mes futurs scénarios.
Cocmocrack est une future œuvre de Science Fiction. (Charadesigns en bas de l'article)
Au départ, je m'inspirais des films qui m'ont passionnés dans ma jeunesse.
Je mélangeais Taxidriver, Zombie, Dune, Mad Max II, Platoon, 28 Jours Plus Tard, Terminator...

Mais au cours de la crise COVID, j'ai prit conscience que certaines de ces œuvres reposaient sur des récits toxiques. (Surtout les œuvres post-apocalyptiques)
Tout récit est porteur de valeurs précises, façonnent nos représentations et pré-scénarisent nos comportements.
Aux vues des histoires qui ont circulées lors du premier confinement et des réactions qu'elles ont suscitées, je me rend compte que nous sommes nourris de ces récits toxiques depuis si longtemps qu'ils ont remplacé une observation plus rationnelle de la situation et des solutions à y apporter.
Nous paniquons, plus que de raison, et prenons des chemins néfastes qui polluent notre société.

J'adore ces films, mais ce qu'ils disent de l'humain et ce qu'elles nous incite à faire ne me convient pas.
Alors qu'une période de crise devrait nous inciter à nous entraider, à renforcer notre solidarité, ces œuvres installent l'idée que l'homme est mauvais, qu'il faudrait s'en méfier et se servir d'abord.
Trop de discours ont préconisé une réaction individualiste, hostile, de repli sur soi... qui font le bonheur des réseaux sectaires ou fascisant.

J'ajoute à ça que la science fiction a atteint un stade de remise en question fondamentale de ses sujets.
Le space Opéra est si irréaliste qu'il s'agit plus de fantaisie que de prospective scientifique.
Tout comme le cyberpunk qui perd de jour en jour toute crédibilité.
Nous ne coloniserons pas une autre planète pour remplacer celle-ci et nous ne fusionnerons pas avec la machine. Ces technologies ne nous sauverons pas.
Á mon avis, il s'agit de récits bourgeois et patriarcaux.

Science Fiction obsolète et récits nauséabonds m'ont révélé que mon scénario d'origine est ringard.
En effet, il date d'une époque lointaine et est resté coincé dans les années 90.
Depuis, mon regard sur le monde a changé. L'écologie et les sciences sociales ont remplacé la science omnipotente et le mythe individualiste.

C'est pourquoi ce scénario suivra toujours la même bande de punks du futur dans leur quête de la société parfaite et de leur place dans l'univers. Mais le contexte ainsi que les situations vont radicalement changer pour coller à une idéologie plus constructive.
Garder ce qu'il y a de passionnant dans ce que j'extrais des œuvres qui m'inspirent, mais au service de causes meilleures et fidèles à mes principes.

Ce qui va me demander un gros boulot sur le fond.
Pour la forme, voilà déjà les charadesigns remis à jour.

Entre Deux Albums
Entre Deux Albums
Entre Deux Albums
Entre Deux Albums
Entre Deux Albums
Entre Deux Albums
Entre Deux Albums
Entre Deux Albums
Entre Deux Albums
Entre Deux Albums
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Futurs Festivals

Publié le par Mikeulponk

Futurs Festivals

Salut,
Je serais présent à Saint Brieuc le week end du 10-11 juillet pour le festival Bulles à croquer, avec le collectif des Indés-Sociables.
La veille (9 juillet) je serais en dédicace au concert Mass Prod à Rennes aux Jardin Moderne. Mass Prod, avec qui j'ai participé au livre sur les 25 ans en fournissant une petite illus.

Il y aura sans doute une pause jusqu'à septembre pour le festival de Bédée, Prés en bulles (26 septembre).
Puis nous serons présents, toujours avec les Indés-Sociables, à la convention Japan Vannes Matsuri (23-24 octobre).
On est en train de postuler pour le festival de Saint Malo, le quai des bulles (29-30 octobre)

Enfin, nous allons voir s'il est possible d'organiser un lancement Parisien pour Novembre.

Les festivals reprennent et on a toustes hâte de rencontrer notre public et de partager.
J'aimerais savoir si la féminémésis trouve des amateurices et si mon tome 2 de Blood Punks, Bloody Jane, satisfait mes lecteurices.

à très bientôt j'espère.

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Livre Indissociable

Publié le par Mikeulponk

Salut à toustes,

J'ai complètement oublié de faire un post pour fêter la réussite de notre campagne pour le livre Indissociable.

243%, plus de 8000€ qui vont nous permettre d'imprimer 1000 exemplaires de ce super bouquin, des goodies qui cartonnent et les moyens de faire quelques festivals pour se lancer (quand ceux-ci auront repris).

 

Nous sommes encore sur la maquette. Après avoir reçu la première épreuve de la part de l'imprimeur, nous avons constaté que nos fichiers n'étaient pas à la hauteur. Nous sommes donc repartis au boulot pour atteindre un niveau de qualité maximum.
ça va venir, encore un peu de patience.

En attendant, vous pouvez toujours me commander mon tome 2.

Là je fais une pose dans le travail sec pour prendre du recul, rebosser mes sujets et avancer d'autres œuvres en gestation ou en collaboration.
Lorsque j'aurai assez récolté de matière je reprendrai le scénario de mon troisième et dernier tome de la trilogie Blood Punks et je réaliserai l'album dans la foulée.
J'ai déjà une trame bien établi, pleins d'idées pour apporter du contenu, mais votre avis est une source inestimable et pertinente pour affiner mon récit.
Alors n'hésitez pas à me faire part de vos avis, bons ou mauvais peu importe. ça m'aide à penser et à vérifier si ce que je fais atteint son but.

 

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BLOOD PUNKS Tome 2 Disponible !!!

Publié le par Mikeulponk

Salut à toustes,

Le tome 2 vient d'arriver. Vous pouvez me passer commande (ou me féliciter, ça fait toujours plaisir).
Je peux respirer et prendre un peu de vacances...
Enfin presque, parce que la campagne Ulule pour notre album collectif est toujours en cours et elle se déroule plutôt bien.
Jettez un œil ICI , on a bien bossé.

75 % en 1 semaine, beau départ, mais ne nous reposons pas sur nos lauriers. 100% n'est que le minimum. Nous avons envie d'étoffer un peu la proposition et surtout de pouvoir vous rencontrer sur les futurs festival (ça va reprendre un jour ou l'autre, d'une manière ou d'une autre). Alors poursuivons l'effort.

N'hésitez pas à me faire part de vos avis sur ce nouvel opus des aventures de Jane car le tome 3 sera la conclusion de cette trilogie et je compte la soigner avec votre aide.
 

BLOOD PUNKS Tome 2 Disponible !!!

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Attention, ça arrive

Publié le par Mikeulponk

Apparition de Inner Terrestrial

Apparition de Inner Terrestrial

Salut à toustes,

Je viens d'envoyer ma maquette à l’imprimeur pour la parution du second tome de Blood Punks.
Il sera donc disponible courant décembre. Enfin...

Même si il subsiste encore quelques défauts, il y a eu un grand progrès et le livre est généreux.

Apparition de Soulfly

Apparition de Soulfly

Deuxième bonne nouvelle :

le collectif des Indés-Sociables dont je fais parti avec 5 autres auteur.ice.s est sur le point de lancer le financement Ulule de son premier album.

Couverture du futur livre Indissociable

Couverture du futur livre Indissociable

6 auteur.ice.s, 6 histoires, 6 styles. Sur le thème indissociable.

Je vous livre la préface :

"Lors de la création de notre collectif, nous avons longtemps et intensément débattu.
Un mot s’est fait récurent, «indissociable».

Indissociable : Qui ne peut pas être séparé, considéré comme ne pouvant pas exister sans lien.

    La société moderne, qui cherche à toujours plus contrôler nos existence, nous divise pour mieux régner. Elle nous divise entre nous, êtres humains, mais aussi nous-même, individu.
Nous sommes des individus, des personne indivisibles. Nous décortiquer c’est nous désintégrer. Nous rendre impuissants.

Séparer nos idées et nos actes, nos loisirs et notre profession, la personne de l’artiste, les idéaux et la nécessité, la justice et les intérêts, l’ordre et la morale, sentiments et devoir, divertissement et sens, etc...

    Nous sommes tout ça à la fois. Tout est interdépendant pour former notre identité.
Pour vivre heureux, sans doute que la priorité est de vivre en cohérence avec nous-même plutôt que de s’oublier pour une conformité artificielle.

    Nous sommes multiples et interdépendants pour former une société.
Pour vivre ensemble, sans doute que la priorité est de vivre solidaires plutôt que de se trahir dans une guerre civile apocalyptique.

    Cet album parviendra-t-il peut être à vous convaincre d’avantage que les multiples facettes de nos identités ainsi que les existences individuelles et collectives, sont indissociables."

Rendez-vous lundi 7 décembre.

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Bilan avant sortie du second tome

Publié le par Mikeulponk

Bilan avant sortie du second tome

Salut à toustes,

C'est l'heure du bilan.
J'ai réussi à distribuer les 500 premiers exemplaires de mon premier tome de Blood Punks tirés grâce à la campagne Ulule à laquelle vous avez contribué.

Ça a très bien marché en festivals, durant ma première expo à Paris au café Caumartin, et surtout, grâce au bouche à oreille, car je n'ai absolument aucune activité sur les réseaux anti-sociaux. (à part sur ce blog)

J'ai même pu avoir le plaisir d'entendre une chronique à la radio, dans l'émission Salle 101 (fréquence paris pluriel)

Les fonds récoltés lors des ventes m'ont permis de ré-imprimer le tome 01 à 500 nouveaux exemplaires.
J'ai aussi suffisamment de fonds pour pouvoir imprimer le second tome sans passer par une nouvelle campagne.
Second tome qui ne va pas tarder à sortir. J'ai terminé 170 pages sur 202.
J'ai bien galéré, mais je touche au but. Vous trouverez pleins d'extraits sur ce blog pour constater que je ne me ménage pas. La qualité de ce nouveau tome sera encore meilleure, comme promis, des planches plus aérées, plus de décors et plus de musique.

Voilà d'ailleurs la playlist du tome 1 (clik, ça poutre!):
01 - Mindless Self Indulgence - Lights Out
02 - Nine Inch Nails - March Of The Pigs
03 - Punish Yourself - Suck my T.V.
04 - Devon Irons - Ketch Vampire
05 - Dead Kennedys - Your Emotions
06 - Joy Division - Dead Souls
07 - Hocico - Bloodshed
08 - X-Fusion - Thorn in my Flesh
09 - The Exploited - Alternative
10 - Lucrate Milk - Kick your ass
11 - Black Flag - Nervous Breakdown
12 - Sisters Of Mercy - On the wire
13 - GBH - Power Corrupt
14 - Linton Kwesi Johnson - Fite Dem Back
15 - Bolchoï - Violence Rouge Colère Noire
16 - Calavera - Grenade Incendiaire
17 - Brigada Flores Magon - Ras Les Murs
Celle du tome 2 sera publiée un peu avant la sortie pour vous mettre en condition.

Étant donné que les planches sont plus chiadées, et qu'il y a deux fois plus de pages à faire, mon temps de travail a été rallongé. J'entrevois une sortie courant septembre, pour être présent au symposium des arts de l'imaginaire du Naïa Museum "le cercle cubik" - 19 septembre 2020 - et à Pré-en bulle - 20 septembre 2020, si je n'ai pas d'autres contretemps.

Merci encore de votre soutien, je continue et votre patience sera récompensée.

Je participe aussi à un album collectif qui officialisera la création des "Indés-sociables" (collectifs, naissant, d'auteur.ice.s de BD indés de fiction consciente).
Le volume contiendra 6 courtes histoires (de 20 à 40 pages pour la plus dense) dans des styles et univers variés, mais qui patatent tous.
Il devrait sortir courant septembre 2020 pour les mêmes raisons, si tout se passe bien. Pour cela, nous allons lancer une campagne Ulule pour financer ce premier ouvrage fin juillet début septembre, soyez prêts.
Voilà deux pages extraites de ma contribution à cette petite bombe de créativité à venir (clik) :

malheureusement d'actualité...malheureusement d'actualité...

malheureusement d'actualité...

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Année de la BD mon cul!

Publié le par Mikeulponk

Depuis que Macron est aux affaires, c'est le festival des coups tordus. La situation des artistes est déjà très dégradée depuis longtemps, mais ce n'est apparemment pas avec lui qu'on va avancer.

Depuis le début de son quinquennat, avec la mise à mort des Taps, la blague de "l'année de la BD 2020", un ministre de la culture vendeur de bagnoles et concepteur d'Hadopi, et récemment, un sketch inédit où il nous incite à enfourcher un tigre en oubliant pas de ramasser un peu de jambon et de fromage au passage... J'en ai gros.

Je vais essayer de traiter plus en détail ce que cachent ou révèlent ces évènements pour moi, auteur de BD indépendant et pauvre (ce qui est loin d'être rare) et un peu de gôche quand même.

J'avais déjà une mauvaise idée de ce personnage qui n'avait pour seule qualité, afin de s'accaparer les pouvoirs publiques, que d'avoir été face à la candidate d'extrême droite au dernier simulacre de démocratie nationale. Le robot non-humain a recueilli plus de votes que la bête inhumaine. Au lieu d'être mangés avec haine, nous le serons sans émotions.

Fin 2017, le nouveau président annonce qu'il veut, à l'école, resserrer sur les fondamentaux (à savoir : français; mathématiques; histoire... autrement dit, culture dominante; logique comptable; roman nationaliste) et mettre fin aux "ambitions pédagogiques consubstantielles". Expression de langue de bois assez déroutante que je retiens par cœur tellement elle m'a écœuré.
L'ambition, c'est l'exigence d'un idéal élevé; pédagogique, c'est l'éducation qui mène à la compréhension; consubstantiel, c'est optionnel voir superflu. En gros, de son point de vue, à l'école, on y serait pas pour s'élever, mais pour appliquer bêtement le minimum nécessaire à notre exploitation.
L'éducation au libre arbitre et à l'esprit critique sont à stopper au profit de la formation spécialisée et sous contrôle. Artiste VS Énarque?

à ce moment, les Taps (temps d'aménagement périscolaires) étaient directement visés. Il s'agissait d'un dispositif qui avait pour vocation de réduire les inégalités.
En effet, de nombreux enfants n'ont pas accès à des activités culturelles ou sportives en dehors de l'école pour des raisons variées (essentiellement économiques mais aussi organisationnelles ou sociales).
Puisque les enfants ne sont pas portés vers ces activités alors les activités devront aller vers elles/eux. Et où trouvent-on des enfants? à l'école. Donc le temps des élèves devait être aménagé entre le temps scolaire et périscolaire (qui représentait environ 3h par semaines).

Les points positifs : Lorsque c'était bien foutu, les enfants avaient accès à de nombreuses activités enrichissantes. Elles élargissaient leur champ de vision et contribuaient à leur développement. Ils et elles pouvaient découvrir une passion, se cultiver, s'amuser, s'exprimer, se valoriser (surtout pour celles et ceux qui n'avaient pas de résultats élevés dans leur scolarité).
C'était enrichissant, comme tout bon service public.

Dans l'école où je travaillais, je proposais des cours de BD (récit dessiné) où je les initiais à concevoir et rédiger un récit personnel, imaginer les personnages, leurs objectifs, leurs obstacles et leurs enjeux, avant de passer à la réalisation séquencée de l'histoire. Cela en 6h en moyenne avec des discutions, des démonstrations et des jeux. cela leur permettait de savoir imaginer un parcours, peut être même le leur, d'expérimenter l'empathie avec des personnages, donc comprendre les autres, de trouver des cohérences dans leurs récits, donc des réponses à leurs questions, puis de créer de manière autonome, être acteur ou actrice de ses propres projections.
L'immense majorité en ressortaient contents. J'ai tenu cette activité 4 ans. J'ai pu revoir des classes avec quelques années d'intervalle et constater que mon travail n'avait pas été vain. J'ai vers la fin, testé avec les plus agés (CM1-CM2) le thème "science-fiction" qui leur a permis de s'interroger sur le futur, leur rapport à la technologie et à l'imaginaire collectif.

Les autres intervenant(e)s proposaient des arts plastiques, du sport, du chant, de la danse, du langage des signes, de la magie, du jardinage, des visites dans les EPAD, la fabrication de murs en brique artisanale, ou d'objets en bois, des jeux, des temps à la médiathèque, de l'informatique, de la découverte de la culture chinoise, et j'en oubli surement...
ça donnait du boulot à tous les précaires du secteur en créant du lien social intergénérationnel et les enfants étaient contents.
Quand c'était bien foutu.

Les points négatifs : ça rallongeait la semaine de 4 jours à 4,5 ou 5 jours. Les relations avec les enseignants parfois difficiles car nous devions souvent partager les locaux. Aucune aide pour organiser ces espaces temps. Les mairies en charge du dispositif devaient trouver les moyens financiers et humains. Or certaines mairies n'avaient soit pas le budget, soit pas les intervenants nécessaires soit pas la volonté de suivre le dispositif. Quand c'était mal foutu, les Taps se sont parfois limités à de la garderie effectuée par le personnel municipal. Donc, il y avait de grandes disparités entre les territoires en fonction des moyens ou des partis pris politiques.

Pas étonnant que lorsque le président, très courageux, laisse le choix aux mairies de poursuivre ou non le dispositif, tout en s'en lavant les mains, la quasi totalité des mairies aient abandonné.

Alors que Macron dédaigne ce travail et son "ambition pédagogique" et que les artistes précaires qui y participent perdent une grande parti de leurs revenus, l'équipe municipale (en accord avec les familles) de ma commune décide de continuer. Merci à elles et eux.

Mais voilà, pendant le confinement, j’apprends que la mairie arrête à son tour après consultation des parents. il semblerait que le fait que ce soit la dernière école à proposer des taps dans la région n'est pas jouer en la faveur du dispositif. Là aussi, on dirait que l'aspect pédagogique est secondaire par rapport à des questions personnelles. La mairie n'étant pas spécialement soutenue, à quoi bon?

Ici, un slam de Narcisse le slameur qui résume un peu un sentiment partagé par tous les acteurs et actrices de la culture.

Puis vient le sketch de Macron .
Suite à la grogne des acteurs et actrices du milieu de la culture, dont les difficultés ont été peu prises en compte au début du confinement, le gouvernement accepte une visioconférence avec quelques personnalités. Il termine cet entrevue avec un monologue de 30 min dans lequel il nous sollicite pour retourner à l'école s'occuper des enfants. Quelle ironie.

Mais là c'est sérieux, il compte sur nous. C'est la rhétorique paternaliste qui nous donne des responsabilités qu'on a pas demandées et en plus on a pas intérêt à le décevoir. à mon avis toujours pas de respect pour le travail pédagogique, mais une recherche désespérée de moyens de faire garder les gosses pour que les parents retournent au charbon. Il n'y a pas assez de profs pour gérer des demies classes (à causes des mesures sanitaires) et les artistes, il s'en souvient, l'on déjà fait et ont du temps libre. On fait comme si tous les artistes étaient des pédagogues et pouvaient assurer au pied levé un taf d'animateurs/trices socio-culturel (ça s'improvise de gérer et éduquer un groupe de 15 élèves surexcités après 2 mois d'enfermement, avec les mesures sanitaires exigées) et qu'ils/elles étaient immunisé(e)s.
Que ces fainéant(e)s aillent mériter leurs allocs.

Ce n'est pas une simple interprétation de ma part, c'est en substance ce qu'il dit lorsqu'il parle des intermittents.

Avec le confinement, il n'y a plus de festivals, de concerts, de séances de dédicaces, de spectacles, de cours...

Beaucoup d'intermittents ne pourront pas valider les conditions pour conserver leur statut (et donc leur protection). C'était déjà pas facile en fonction des métiers, mais l'été était quand même la période qui permettait à de nombreux écosystèmes culturels de vivre.

Il propose dans un premier temps de leur donner une année blanche, une idée qu'il n'aime pas parce qu'il trouve que ça ressemble à une année où on ne fait rien. ça le hérisse autant que quand on parle de pénibilité du travail ou de violence policière (pourtant des euphémismes à mes oreilles).
Attention, il a une meilleure idée, c'est pas pour rien que c'est lui l'patron.
Il va plutôt nous donner suffisamment "confiance" pour qu'on ai pas besoin d'aide. Aller travailler dans les écoles pourrait permettre aux intermittents de faire leurs heures. Faut travailler, faut travailler, faut travailler... rattrapez vos heures et arrêtez de demander de l'aide à l'état, qui ne prête qu'aux grosses entreprises.
Au lieu de soutenir les travailleurs/euses, on chouchoute les exploiteurs, on va y revenir.

Dans le reste de son discours, il laisse échapper des phrase vagues.

Il dit : "On doit à la fois ne pas se renfermer et défendre notre universalisme à la française, et en même temps savoir défendre ce qui est notre spécificité."(notez le "en même temps".)

Il hésite entre libre circulation de la culture et intérêts économiques. Il inscrit la culture dans une compétition commerciale comme les autres. Quand on connait le loustique (c'est pas comme si il cachait son jeu depuis son mandat sous Hollande), on sait de quel côté son cœur balance.

Il est temps de parler du ministre de la culture. Franck Riester. Vous pensez qu'il faut quelqu'un de compétent à un ministère? Quelqu'un qui connait le monde de la culture? La ministre qu'il remplace, Françoise Nyssen était éditrice (elle succède à son papa).

Bah non, Francky est un gestionnaire sorti des écoles de commerces bourgeoises. Il a repris les affaires de papa (lui aussi) et géré des concessions Peugeot. C'est grâce à cette expérience culturelle pertinente qu'il a été membre des "affaires culturelles et de l'éducation" à l'assemblée. Et quelle est sa contribution? Il a participé au projet de loi Hadopi dont il a été le rapporteur (merci trouduc, ça en est où ton truc?).
Dans sa carrière politique, il a commencé à l'UMP (où il a été défenseur et porte parole de Sarko) puis soutien de Coppé, Juppé et Bruno Lemaire avant de se fâcher avec Fillon et Wauquiez (soit disant que la droite se droitisait, allô quoi!). Mon petit doigt me dit qu'il est toujours de droâte, comme la totalité d'en marche.Y'a p't'être un coup opportuniste à jouer. Il part donc à l'UDI. D'autant plus que son copain, B. Lemaire a intégré le gouvernement, ça sent le copinage et ça loupe pas, le voilà ministre de la culture pour remplacer F. Nyssen qui a des casseroles au cul.
Il baisse les budgets des médias publics, fait la promotion de la publicité ciblée à la télé et fait de la lèche aux plateformes comme Netflix et Amazon. On voit la logique capitaliste de la nomination d'un gestionnaire à la culture pour favoriser la partie la plus consumériste de la création.

Ils préfère de loin les fournisseurs de contenu aux créatifs.
Et cela pose un énorme problème quand on parle "d'ambition culturelle".
Les puissants sont les seuls interlocuteurs et les travailleurs/euses sont les derniers pris en compte. Le grand patron va être favorisé et le travailleur soumis.
Dans notre cas (la BD), l'éditeur a l'oreille de ses camarade de classe au gouvernement alors que ce sont les auteurs et les autrices qui devraient être mis(es) au centre des préoccupations.
C'est cette situation déplorable que le rapport Racine prévoit de maintenir et c'est ce que "l'année de la BD 2020" ne manquera pas de confirmer. Un artiste doit être productif et participer à la croissance ou il ne vaut rien. De l'aide pour les grandes entreprises, des subventions pour les éditeurs (Acte Sud, l'édition de F. Nyssen est abondamment subventionnée, oulala, on a frolé le conflit d'intéret, c'est pourtant rare pour les macronistes, pfff...) mais nous n'avons toujours pas de statut adequat qui nous permettrait de vivre et créer sereinement. Pour déclarer et gérer notre activité en cohérence avec notre métier. J'ai pu toucher un dédommagement pour la perte d'activité ponctuelle, mais sorti de la crise Covid, retour à la case départ. Les auteurs et autrices sont de plus en plus précaires et découragé(e)s.

Pourtant, sans auteurs et autrices, il n'y a pas de livres, pas d'éditeurs, pas de festivals. (Mais la bonne nouvelle, c'est qu'on peut se passer d'éditeurs ou de patrons).

Pourtant, il semble que ce n'est pas une évidence pour les membres du gouvernement qui après s'en être prit aux fonctionnaires et à tous les métiers essentiels au bon fonctionnement d'une société (tous ces gens qui ne sont rien), continuent d'exprimer un mépris pour une catégorie supplémentaire de travailleurs/euses, les artistes et les petits acteurs du monde la culture (Et donc le public par extension).
Seulement voilà aujourd'hui, ils ont besoins de tous ces gens là.

Mais y'a rien à faire, on ne se débarrasse pas de sa condescendance comme ça.
Dans son discour, Macron dit : "ça doit être un alliage de bon sens et de l'innovation.", "bon sens et la créativité". "Nous avons la chance d'être dans un pays qui a le statut pour les intermittents". "Il faut se mettre en situation de penser dès maintenant en étant acteur." "On doit utiliser le fait d'être artiste en france pour inventer et améliorer encore ce qu'est cette capacité à faire vivre la culture dans notre nation." "Grand programme de commande publique." "Utopies concrètes."

Et le best of :
"Les vrais idéalistes sont de grands pragmatiques. Quand Robinson part, il ne part pas avec des grandes idées de poésie ou de récits, il va dans la cale chercher ce qui va lui permettre de survivre. Du fromage, du jambon, des choses très concrètes. C'est l'aspect confiance, pour pouvoir ensuite inventer quelque chose et créer.
Robinson, quand le naufrage est là, il ne se prend pas la tête dans les mains en essayant de faire une grande théorie du naufrage (sinon on aurait pas fait le récit de ses miracles), il prend d'abord du jambon et du fromage, mais il a en lui cette capacité à inventer une histoire unique."

Ce que je ressent, c'est une injonction à se sortir les doigts du cul. La vie de bohème à quémander des allocs à l'état s'est fini, il est temps de se montrer reconnaissant et de faire des efforts. Les artistes sont des branleurs. Faut bosser et comme on est pas capables de créer des trucs utiles l'état va nous passer des commandes.
Fini l'art, cette drôle d'"ambition consubstantielle" et place à l'alimentaire, à la publicité, à l'art d'état sous contrôle. D'où ces commandes d'état aux plus jeunes pour éviter qu'ils ne sombrent dans l'art dégénéré une fois qu'ils seront sortis du giron de l'école.
Il ne vous a pas échappé qu'en bon petit totalitaire, Macron et sa clique essayent de diriger seuls contre tous, sans consulter qui que ce soit avant d'avoir prit leurs décisions (qui puise souvent dans les vieux poncifs réacs et ultra-capitalistes). Lorsqu'ils consultent c'est à sens unique, il s'agit de profiter de l'effet d'annonce, et les propositions des gens sont vite envoyées au pilon.
Où sont les cahiers de doléances?
Quels actes ont suivi l'annonce de "l'année de la BD2020"?
Que va-t-il advenir des 150 propositions de la convention citoyenne sur le climat?
La négociation n'est qu'une manière de faire accepter ce qu'ils croient être une évidence et ne ressentent même pas le besoin de savoir et encore moins de comprendre ce que les premiers et premières intéressé(e)s en pensent. Ils ont la science infuse de part leur naissance, leur classe, leur statut. Puis ils s'étonnent de la colère face à l'impasse de leur aveuglement et de leur surdité.
Alors ils finissent par menacer et réprimer les cancrelats que nous sommes.
[Merci la police au passage pour votre servilité avec les aristos et votre fermeté avec vos concitoyens. (dans l'ensemble) Vous êtes une bonne courroie de transmission de la pensée dominante. Lorsque vous avez l'occasion de choisir votre camp, entre le peuple et les aristos, vous nous décevez systématiquement. On vous voit.]

Ce qui me permet de faire le lien avec cette drôle de métaphore : "Enfourcher le tigre."

C'est bizarre comme ça ressemble au titre d'un livre (voilà les lectures de "l'été apprenant" de Macron?) qui fait parti des inspirations de l'extrême droite : "Chevaucher le tigre" de Julius Evola.

Un type paumé (un artiste raté, comme Hitler et Macron... merde point Godwin! En même temps, c'est pas moi qu'à commencé en citant un facho) qui a tenté de séduire les fascistes et les nazis sans jamais y parvenir (il a fini par expliquer son échec par le fait que les bases des mouvement totalitaires étaient trop populos et pas assez radicaux).
Il mélange "en même temps" :  fascisme, traditionalisme, paganisme romain, racialisme, ésotérisme, bouddhisme, Nietzschéisme...
La bête pour lui était la société post seconde guerre mondiale décadente. Qu'il fallait soit détruire, ce qu'il trouvait utopiste, soit surfer dessus. Sa métaphore de chevauchée du tigre illustre sa quête de nouvel héroïsme, seul contre tous, il faut triompher et les faibles seront dévorés. ça fait beaucoup de points communs entre les deux gus.
De quelle bête parle Macron? Du Corona Virus?

Honnêtement, je ne crois pas que le virus mette en péril la création. Je crois que si nous devons chevaucher un tigre, c'est celui du capitalisme, en tant que système actuel d'oppression et de destruction des utopies valables en terme d'humanité.
Les artistes savent ce qu'ils et elles doivent faire.
Ils et elles savent que leurs contributions, même les plus modestes ont le droit d'exister (exception faite sans doute des atteintes aux droits humains les plus fondamentaux), y compris et surtout, indépendamment de toutes considérations gouvernementales.

Je vais donc le prendre au mot.
Je vais utiliser le fait d'être artiste en France pour faire vivre la création au niveau des ambitions culturelles que j'ai pour mes congénères. Des œuvres passionnées, engagées et indépendantes, dans un esprit de partage. Je ne l'ai pas attendu pour faire mon devoir d'auteur et c'est cet état méprisant qui me met le plus de battons dans les roues, avec ses considérations rétrogrades malsaines et sa bureaucratie antisociale.

J'emmerde ce gouvernement bourgeois, comptable et autoritaire qui écrase le peuple et suce les riches. Je n'ai pas de leçon à recevoir de la part d'un petit tyran mercantile en matière de création.
Il devrait plutôt se rappeler qu'il est là non pas pour nous diriger mais nous représenter. Il devrait commencer par nous écouter sur nos propres sujets de prédilection et arrêter de nous prendre pour des billes en faisant passer son idéologie pour du pragmatisme.

Notre collectif d'auteurs indépendants de BD de fiction consciente, les Indés-sociables, prend forme. Nous sommes sur le point de maquetter notre premier ouvrage collectif et de lancer la campagne de financement sur Ulule pour pouvoir nous auto-éditer avec la seule contribution de notre lectorat. Le prochain post traitera de ce sujet.

Merci de m'avoir lu jusqu'au bout, ça a pas dû être facile, désolé pour les fautes, je suis un cancre qui n'a pas acquis tous les fondamentaux. Mais ne vous inquiétez pas, même si je continue de faire du rêve ma priorité, ma façon à moi d'enfourcher le tigre, je ne manque pas de fromage et j'apprécie occasionnellement un peu de jambon (du terroir). Allez, bonne création libre à toustes.

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