LES BOURGEOIS TENTENT D'INVENTER LA RÉSISTANCE APOLITIQUE
Dont 5 sont français (soit la moitié) et 1 coproduit en France.
La proposition me pose sérieusement problème.
Qu'a-t-elle à nous dire ? Quel usage veut-elle faire de ce sujet ?
La seconde guerre mondiale est-elle encore un traumatisme ou un simple décor ?
Quelles sont les intentions des cinéastes et acteur.ice.s impliquées dans ces productions ?
Quand on voit leurs films et qu'on les écoute, j'ai bien l'impression qu'on assiste à un désastre.
L'HISTOIRE EST UNE QUESTION ADRESSÉE AU PASSÉ DEPUIS LE PRÉSENT.
Une œuvre voit le jour dans un espace-temps qui n'est pas vierge.
Après la libération, on a tenté de laver le déshonneur de la collaboration, très majoritaire, en fermant les yeux sur l'ampleur des crimes commis par les collabos français, mais aussi sur la lâcheté de la majorité de la population, en grossissant les rangs de la résistance. Le mythe du "tous résistants".
Le documentaire "Le chagrin et la pitié" de Marcel Ophuls sorti en 1969 tentait déjà de rétablir une part de vérité contre ce roman national falsifié qui a créé une génération d'imposteurs.
Notamment dans les guerres colonialistes qui ont immédiatement suivi en Indochine puis en Algérie où ils ont été libres de sévir. Les crimes qui y ont été commis (les massacres, la torture...) sont des hontes indélébiles qui entachent notre nation.
L'état social et antifasciste prévu n'a pas pu aboutir.
La faille subsistait pour que la bête puisse resurgir.
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Les dignes héritiers de ces salops sont plus populaires que jamais dans les urnes et sont sur le point d'accéder au pouvoir en France lors des futures élection présidentielles de 2027.
Les historiens compétents sur la seconde guerre mondiale et le fascisme ne peuvent plus ignorer l'évidence des similitudes entre notre époque et les années 30 qui ont vu les mouvements réactionnaires monter en puissance face aux renoncements et aux compromissions des élites bourgeoises.
Nous sommes en période préfasciste et c'est pourquoi les comparaisons avec ce passé sombre s'imposent à nous.
Certains, comme à l'époque, souhaitent la victoire des mouvements réactionnaires pour contrer les évolutions progressistes de la société (les fachos). D'autres voudraient, contrairement à l'époque, faire échouer les fascistes avant qu'ils n'emportent avec eux toute la société dans l'immondice (les antifas).
"Plus jamais ça".
Entre ces deux feux règne une grande confusion qui concerne la majorité de la population, conséquence d'une propagande délétère abondamment diffusée par des médias complices.
Cela fait échos à des œuvres célèbres telles que La résistible ascension d'Arturo Ui de Berthold Brecht ou Rhinocéros de Ionesco.
Sortir un film sur la seconde guerre mondiale, qui plus est sur la collaboration ou la résistance, a des implications politiques importantes.
Cela demande aux créateur.ice.s d'avoir conscience de ce qu'iels font. C'est à dire dans quel contexte s'inscrit cette œuvre, ce qu'elle dit et quel effet elle aura.
Rendre public une œuvre c'est engager son pont de vue, le nier est irresponsable.
Nous sommes au bord de la catastrophe. Nous parlons d'évènements graves.
Je vais me concentrer sur ceux que j'ai vu.
Nuremberg, Des rayons et des ombres et La bataille de Gaulle.
Je parlerais aussi des polémiques très révélatrices autour de Moulin (qui a été diffusé à Cannes en mai).
LE NAZI COMME FAIRE-VALOIR.
Le film n'est pas désagréable à regarder. Les acteurs (parce que les femmes ne sont pas très présentent) sont bons. En particulier Russel Crowe qui a la tâche ingrate d'incarner cette grosse merde de Göring.
Ils font explicitement un lien entre les méthodes des nazis et celles de l'administration Trump.
Ce n'est pas révolutionnaire mais au vu des lacunes des autres œuvres, c'est à saluer.
L'exposition frontale aux crimes nazis est un bon rappel.
Cependant.
Il se laisse aller à la rhétorique de l'affrontement épique entre grands hommes. Ce qui met tout de même l'antagoniste nazi sur un piédestal. Plus l'adversaire est fort, plus le héros est remarquable. Alors on accrédite le mythe du surhomme nazi (génie du mal) pour que les américains soient des sur-surhommes.
Il y a aussi l'écueil de la psychologisation des nazis. Monstres fous furieux ou banalité du mal ?
Le film n'évite pas le trope psychophobe qui psychiatrise le nazisme plutôt que de reconnaitre qu'ils ont appliqué en Europe ce qui se pratiquait systématiquement dans les colonies et sur le sol Américain (c'est évoqué sans plus). Les historiens parlent de modernité nazie. C'était très rationnel.
Peu ambitieux finalement et pas à la hauteur du titre.
DES RAYONS ET SURTOUT DES OMBRES
On va évacuer les points positifs rapidement car ils sont peu nombreux.
Jean Dujardin joue bien le collabo. C'est un bon acteur en mode vieille f-rance.
Le réalisateur avait surement la volonté sincère de montrer comment les renoncements et l'ambition personnelle peuvent transformer un homme "bien intentionné" en collabo.
Est-ce une mise en abime ?
Car le film prend pitié de ses protagonistes et déforme la réalité pour l'atténuer. Comme un scrupule.
Clairement, l'empathie est faite sur ces personnages qui profitent de la collaboration en se rendant aveugles à ses effets et ses conséquences.
Le problème c'est que le réalisateur se rend lui-même aveugle et en fait de même pour les spectateurs.
Certaines scènes qui cherchent à nuancer le personnage sont inventées, tout comme celles qui veulent salir la résistance.
J'ai détesté la fin. La compassion artificiellement fabriquée pour humaniser des collabos est forcée en restreignant la résistance à une bande de brutes.
Ce que j'appelle la dissonance cinémato-narrative (contradiction entre le fond et la forme, entre la thèse et les procédés esthétiques).
On ne peut pas reprocher à un bourgeois de s'identifier à un autre bourgeois. Mais je lui reproche sa malhonnêteté à prétendre dénoncer la collaboration dans son discours, peu ambitieux, en étant complaisant dans ses procédés.
DEUX GAULLES OU DEMIE MOLLE ?
Dans un premier temps, le film m'a plu par son efficacité dramaturgique.
Cela pourrait avoir une utilité pour les spectateur.ice.s, afin de les comprendre et de s'en inspirer.
On se révolte contre l'humiliation de la défaite et l'occupation d'une armée étrangère. On comprend leur refus de l'occupant, mais que pensent-ils du nazisme ?
Jean Moulin apparait mais ses motivations ne sont pas présentées.
En effet, je trouve aussi que la structure s'articule mieux. Ce qui a été posé est bien exploité.
Je suis quand même assez impliqué aux côtés de De Gaulle, malgré mes doutes sur la sincérité de son antifascisme, car les nazis et les pétainistes sont les méchants et que la dramaturgie fonctionne bien.
Le personnage principal est déterminé, sur la brèche, intelligent et du bon côté de l'histoire.
Thierry Lhermitte est bon en général vichyste. Le duel De Gaulle et Giraud est bien mis en scène. Les acteur.ice.s sont bon.ne.s globalement.
Montrer que les USA sont des alliés peu fiables idéologiquement (impérialisme, racisme, etc...) est pertinent et rarement évoqué.
Enfin si, sujets coloniaux.
On évoque la contribution des femmes dans les ambulances (Rochambelles). Mais comme pour les bretons, on ne les utilise pas dans le scénario. Ce ne sont que des citations.
Je n'ai jamais aimé les discours d'avant bataille que je trouve toujours bidons. C'est le cas ici aussi (même si on y était presque, ça reste ridicule à mon goût).
Cela se contente de stimuler une sorte de patriotisme et je ne partage pas ce sentiment.
N'oublions pas non-plus le massacre de Sétif, Guelma et Kherrata qui a suivi l'annonce de l'armistice du 8 mai en Algérie, qui s'est déroulé sous mandat du gouvernement provisoire de De Gaulle. Au nom de la France aussi. Une très grosse tâche au tableau.
Ça ne nous sera pas d'un grand secours dans les mois qui suivent.
Le Figaro apprécie ce film.
J'en ai regardé pas mal mais il y en a une qui m'a sidérée.
Le gars a eu les larmes aux yeux tellement il s'est senti fier d'être français. La résistance est une part honorable de notre histoire. Le film a su tirer sur sa fibre patriotique.
Comment peut-on être du côté des résistants devant La Bataille De Gaulle et du coté des fachos dans la vraie vie ?
L'être humain a une capacité incroyable à se raconter des histoires et à voir la réalité selon un prisme très subjectif. Les fachos sont des champions pour déformer la réalité et la torde à leurs délires. Si le film est ambiguë, il laisse tous les espaces nécessaires à l'interprétation.
D'où vient cette ambigüité ?
L'auteur, Antonin Baudry, était au ministère des affaires étrangères puis à l'intérieur pour des ministres de droite tels que De Villepin. Les restes de droitards qui se souviennent qu'on ne pactise pas avec le RN. Des gens de droite pas fachos, c'est bien l'une de leurs seules vertus, mais ça ne suffit pas. La limite entre la droite est l'extrême-droite n'est pas nette. Les gens de droite sont eux-mêmes flous.
MOULIN OU GIROUETTE
" L'année prochaine se dérouleront les élections présidentielles en France. Le Rassemblement National, fondé par certains des collaborateurs de Klaus Barbie (le gars qui a torturé et tué J. Moulin) - traitres à leur nation - ont une chance d'arriver au pouvoir. Pensez-vous qu'il est aujourd'hui primordial, pour ne pas trahir la mémoire de Jean Moulin, de combattre résolument le Rassemblement National ? Pensez-vous également que la France insoumise, majoritaire à gauche, est aujourd'hui le meilleur rempart à l'extrême-droite, son programme étant aussi inspiré du conseil national de la résistance (fondé par J. Moulin)".
En gros : vous qui incarnez Jean Moulin et faites son éloge, pensez-vous que, pour se montrer digne de celui dont vous prétendez vous inspirer, il faut combattre les héritiers de ceux qu'il combattait et qui l'ont assassiné, et soutenir les héritiers de ce pour quoi il se battait ?
Simple.
Il aurait été facile de répondre de façon consensuelle, fort de l'appui sur le personnage incontesté de Jean Moulin. En évitant de trop prendre parti. Ils savent rester vagues quand ils veulent.
"Elle est pas un tout petit peu orienté votre question ? J'ai pas de réponse à ça monsieur..."
C'est ce qu'on pouvait répondre de pire.
Faire preuve de la plus grande des lâchetés quand on prétend mettre à l'honneur le courage.
Préserver sa petite personne quand on veut rendre hommage au sacrifice.
Il avait prévenu qu'il ne "serait jamais à la hauteur de ça" en parlant du combat de Jean Moulin.
Quand on lui demande s'il y a des résonnance entre le personnage et lui (si il résiste), il répond "non aucune. Ce serait très présomptueux de ma part". De ouf!
Il s'est déjà prononcé contre le RN et pourtant il se couche à la première occaz, même quand il est en position de force.
Il a dit aussi "Il y a deux formes d'humanité. Celle qui cherche la lumière et celle qui cherche l'obscurité. Et dans la mesure du possible il faut se battre pour aller vers la lumière, la démocratie, la liberté..."
Le manque de "clarté" n'est pas innocent, c'est de la confusion ou de la lâcheté.
Le culot de Gilles Lellâche s'est d'avoir parlé d'une "Immense responsabilité" en étant capable d'endosser le costume d'une figure aussi symbolique de la résistance et d'être aussi lâche au moment de montrer concrètement le minimum de respect pour son combat.
LA RESISTANCE, PARCE QUE JE LE VAUT BIEN.
Le réalisateur, Laszlo Nemes, gêné, s'esquive en disant "Je sens qu'on est vraiment pas là pour commenter la politique française".
Bah non. Aucun rapport ! C'est pas comme si on était sur le point de voir de nouveau l'extrême-droite au pouvoir en France et comme s'il n'y avait pas des paniques racistes constamment et des nazis plein les rues ou dans la police et l'armée.
Il répond sans trembler :
On ne te parle pas d'anticonformisme dans le cinéma ducon ! On te parle de liberté créative dans un état autoritaire. Pour lui, qui s'inspire de Jean Moulin, résister c'est refuser de passer au numérique.
Si tu es content que la Hongrie ait retrouvé sa liberté c'est que tu sais bien qu'elle l'avait perdu !
"Mon travail de metteur en scène c'est d'explorer la capacité de l'être humain d'exister dans différentes dimensions" "on croit toujours qu'on est meilleur mais il y a toujours cette tentation de la barbarie" et "la possibilité de s'élever, d'être meilleur".
On parle d'un type torturé à mort. Comme expérience philosophique transcendantale on fait mieux. Passer à la question face à la Gestapo, ce n'est pas un stage de yoga sous LSD pour explorer des dimensions. L'écriture du scénario a été "Un voyage" pour lui.
Tiens tiens... et quelle est donc la portée de cet engagement ? Lutter contre le fascisme au mépris de sa propre vie ? Contribuer à réunir tous les groupes de résistance autour d'un projet de transformation politique et sociale grâce au programme antifasciste du CNR "les jours heureux"?
Il n'oubliera jamais "la situation où on n'a pas la liberté. Dans la vie quotidienne".
Heureusement que ce n'était pas un ouvrier illettré. On n'aurait pas pu s'identifier. Surtout que les ouvriers étaient souvent communistes. Vous savez, ces horribles types qui vous font lever aux aurores pour chanter des hymnes au goût discutable. Rappelons que Jean Moulin était allié avec les résistants communistes. On avait beaucoup de ploucs et de gens simples dans la résistance tandis qu'une grande part des élites culturelles (dont le cinéma), dignes représentantes de la civilisation, ont copieusement collaboré ou évité de se mouiller.
(spéciale dédicace à Jean Gabin. Il était chef de char dans les blindés de marine FFI avec la 2°DB de Leclerc. Revoir Le Président (1961) qui renseigne un peu sur ses opinions).
Les nazis parlaient de civilisation, eux aussi, et s'estimaient être les "meilleurs versions" de l'humanité. Les socialistes, tels que J.Moulin, parlent plutôt de classe. On ne parle pas de mal et de bien, on parle de justice. On est matérialistes et politiques, pas moralistes ou philosophes de salon cossu.
Quelle aventure et quel destin de finir assassiné sous les coups des SS. Revivez la sucess story de J. Moulin dit le GOAT capable de résister contre la barbarie mais toujours avec style et élégance.
"Ce qui nous a bouleversé dans le parcours de Jean Moulin, c'est que c'est un homme qui se situait au dessus des partis".
Unir les partis ne veut pas dire se placer au dessus. Ça ne veut rien dire en fait. Transpartisan en tant de guerre ne signifie pas apolitique.
Non, pas du tout, ça c'est la devise de la république française.
La patrie c'est autre chose. Une histoire de territoire et d'appartenance.
Il a tenté de rassembler autour du combat antifasciste, y compris des communistes et des anarchistes qui sont par définition internationalistes et des étrangers qui combattaient le fascisme et le nazisme pour des idées humanistes et non pour la patrie française, qui les opprimait à ce moment.
Tous les fascistes se disent patriotes et ils sont par nature à l'opposé de la devise de la république française.
Le gars n'y connait rien et s'emmêle les pinceaux. Participer à ce film ne lui a pas appris grand-chose donc, c'est inquiétant.
Tout ça pue le bourgeois encore et encore. J'en ai marre d'eux et de leur bêtise.
- Le scénariste était intéressé par le potentiel scénaristique et le calvaire. Il ne parle pas vraiment du combat qu'il a payé cher.
Le combat de J.Moulin passe après le bénéfice social que le film leur apporte.
La prison, la torture, la clandestinité, la peur, etc... quelle expérience enrichissante et romantique. Je suis un bourgeois tellement confi dans mon petit confort et tenu éloigné des tourments que je frétille à jouer au résistant persécuté comme dans un escape-game glauque. À quand une saison de Koh Lanta dans un camp de concentration ? Des touristes.
LE CHAGRIN MAIS PAS DE PITIÉ
Ça pétoche à soutenir LFI et à condamner le RN. Jean Moulin était allié aux communistes, qui à l'époque, étaient autrement plus offensifs que LFI. Les fascistes de l'époque aussi c'était autrement plus intimidant que les connards en cravate qui mangent des dragibus et qu'on invite sur les plateaux télé complaisants avec des questions de niveau CP pour ne pas les mettre en PLS.
Conscients d'être des lâches et des collabos, ils cherchent à nous gaslighter en nous faisant croire qu'on ne vaut pas mieux qu'eux.
Ce n'est pas leur faute. C'est trop dur. Ces héros sont exceptionnels donc inaccessibles.
Moi je n'ai pas de mal à m'identifier aux résistants et à savoir quoi faire.
Comme le disait Lucie Aubrac "ça a commencé avec des petites choses".
On fait ce qu'on peut. Prendre position c'est un bon début. Surtout quand on a la parole.
Mais comme souvent, c'est ceux qui peuvent le plus qui en font le moins. Ils ne sont pas avars en leçon de morale mais revoient la leur à la baisse.
Qu'auraient-iels répondu à la question de Parole d'Honneur ?
Peut-être : "un bon nazi est un nazi mort".
Bolloré, ce riche facho, tente de peser sur la bataille culturelle en se servant de la fortune, amassée sur le dos des africains et grâce à l'état français, pour tenter de contrôler toute la chaine de l'information et de la production culturelle.
Après avoir fait le ménage à Canal + ou au JDD, entre autres, il a viré un directeur de collection dans une édition à sa botte. Les élites intellectuelles, qui étaient restées bien silencieuses jusqu'ici en se pensant intouchables, ont rouspété.
Les bourges, et en particulier la petite élite culturelle parisienne, comprennent qu'ils ne sont pas à l'abris. Qui aurait pu prédire ?
Le cinéma a déjà collaboré avec les nazis et il semble encore prêt à se mettre au service des fascistes.
Peut-être faudrait-il désembourgeoiser la culture dans son ensemble ?
ANATOMIE D'UNE CHUTE
J'aurais voulu aimer ce film. Il y a un gros potentiel dessous.
Ce n'est pas pour rien que les médias de droite tels que le Figaro apprécient beaucoup ces œuvres "moins manichéennes". C'est à dire : qui brouillent la réalité en étant moins fermes envers le fascisme et plus critiques de la résistance. Quand tu veux faire une œuvre contre les collabos et que les fascistes te félicitent pour les avoir épargnés, c'est loupé. Tu as juste brouillé les choses et la confusion est le terreau des fascistes.
La clarté et la vérité sont des armes antifascistes. Il faut un peu de courage pour ça et la bourgeoisie se définie beaucoup par son manque naturel en la matière.
La bourgeoisie culturelle hésite.
Les irresponsables, comme dirait l'autre, ces bourgeois qui se débattent contre leur déclin et voudraient nous entrainé dans leur chute n'ont pas fini de nous chier dessus. Vivement qu'on les dégage histoire de respirer un peu mieux et d'avoir enfin des récits courageux et dignes des épreuves actuelles et à venir.
RÉSISTER, CE N'EST PAS ESPÉRER, C'EST AGIR.
Disons que les bourgeois font du cosplay avec la résistance. Ils vivent le sentiment flatteur de se prendre pour des gens bien et courageux cinq minutes dans un évènement publique et une fois rentré à la maison, on range bien le costume dans le placard.
(Attention, je n'ignore pas que beaucoup de cosplayeur.euse.s sont plus sincères dans leur costume que dans leur peau de tous les jours).
Toute création, doit être antifasciste sinon elle n'est que soutien passif, ou pire, un soutien actif au système qui a clairement fait le choix du fascisme.
Être neutre face à la monté de l'extrême-droite et ne rien avoir à dire, c'est être complice d'une certaine façon.
Quand on n'a rien à dire, il vaut mieux fermer sa gueule et soutenir celleux qui font le taf.
Et cela avec l'humilité et le respect minimum dû aux gens qui font ce sacrifice car il s'agit souvent des plus menacés.
Opposons-nous, autant que faire se peut, à l'extrême-droite et à tous ses alliés.
Qui sont aussi les criminels climatiques et les criminels de guerre.
Engageons-nous, d'une manière ou d'une autre dans un collectif progressiste.
Ça peut simplement être bénévole dans les assos ou les évènements.
Participons à la construction d'une conscience antifasciste partout où nous allons.
Ça peut simplement être de rappeler que ce qui se passe n'est pas normal. Que l'extrême-droite, le racisme, le sexisme, l'homophobie, le validisme, le classisme... c'est caca, ça nous empoisonne, ça nous ronge.
Lions résistance et antifascisme une bonne fois pour toute.
Restons conscient.e.s et concerné.e.s.
Soyons Fier.e.s et déterminé.e.s.
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